A la Représentation Diplomatique Permanente de la Suède

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udps_be
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A la Représentation Diplomatique Permanente de la Suède

Message par udps_be » jeu. sept. 17, 2009 5:44 pm

A la Représentation Diplomatique Permanente de la Suède auprès des Institutions de l’Union Européenne en Belgique
Mesdames Johan Ndisi et Sandra Thorsson
Square de Meeûs 30, 1000 Bruxelles

Préoccupations du Peuple Congolais soumises par l’UDPS au Gouvernement Suédois pour son Mandat à la Présidence en exercice de l’Union Européenne et même au-delà de ce Mandat

Réf. : UDPS/BELUX/RBL/DE/045/01/09/2009

Excellences,

Le Bureau de Représentation de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) en Belgique, au Luxembourg et auprès des Institutions Internationales ayant le Siège en Belgique a l’honneur de vous saluer et se fait le devoir, suite à notre entretien du mardi 15 septembre 2009, de soumettre, par votre canal en votre qualité de notre Interlocuteur direct au sein des Institutions Etatiques de l’Union Européenne à Bruxelles, les préoccupations adressées par le Peuple Congolais au Gouvernement Suédois pour son Mandat à la Présidence en exercice de l’Union Européenne (1er Juillet 2009-31 Décembre 2009) et même au-delà dudit Mandat pour les raisons évidentes évoquées plus loin.

Par son option idéologique fondamentale et son projet de société, l’UDPS est un parti démocratique, social-démocrate et membre de l’Internationale Socialiste (IS). L’UDPS est donc un partenaire naturel et légitime de tous les partis démocratiques du Monde et un partenaire particulier et privilégié du Parti Social-Démocrate Suédois. Mais nous présentons, dans le présent Document, les préoccupations de l’ensemble du Peuple Congolais au Gouvernement Suédois, Instance Etatique qui représente tout le Peuple Suédois dans l’Union Européenne et dans le concert des Nations. Et nous les présentons avec empressement, confiance et espoirs particuliers compte tenu de l’identité propre, de la conception de la vie, de la vision du monde, des idéaux, valeurs, génie, esprit et modèle de société suédois ainsi qu’au rôle unique et exceptionnel que joue la Suède dans le concert des Nations.

Excellences,

Un Pacte de sang a été scellé entre la Suède et le Congo/Kinshasa par le Martyre de deux Grands Hommes d’Etat, Dag Hammarskjöld, un Suédois, et Patrice Emery Lumumba, un Congolais, tous les deux morts assassinés en 1961 l’un à côté de l’autre (Dag Hammarskjöld à Ndola et Patrice Emery Lumumba à Lubumbashi) pour une même et seule cause : la Cause de la paix, de l’unité et de la liberté du Peuple Congolais.

Pour preuves : les déclarations ci-dessous reproduites, les circonstances de la mort de ces deux Hommes d’Etat, la proximité de deux lieux où ils ont été assassinés (Ndola et Lubumbashi) et la cause pour laquelle ils ont sacrifié leur vie :

1. Déclaration de Dag Hammarskjöld, alors Secrétaire Général de l’ONU, sur la crise politique congolaise, dès qu’il avait reçu en 1960 le télégramme signé par M. Joseph Kasa-Vubu, Président du Congo, et M. Patrice Emery Lumumba, Premier Ministre et Ministre de la Défense demandant l’assistance et l’aide des Nations-Unies pour résorber la crise politique qui venait d’être déclenchée par la Proclamation de la Sécession Katangaise le 11 juillet 1960 (11 jours à peine après la Proclamation de l’Indépendance du Congo le 30 juin 1960) :

« Nous sommes à un tournant de l’Histoire. Il s’agit de l’avenir de l’Afrique et peut-être de l’avenir du mode. La Force des Nations-Unies que nous envoyons au Congo est autorisée à opérer sur toute l’étendue du territoire de la République du Congo » (Le Monde, 22 juillet 1960).

2. Déclaration de Patrice Emery Lumumba, alors Premier Ministre et Ministre de la défense du Congo en 1960 dès qu’il avait appris la mort de Dag Hammarskjöld non loin de Lubumbashi (à Ndola, en Zambie) :

«Ce Grand Homme, Dag Hammarskjöld et ses Collègues sont morts victimes des intrigues honteuses de la Haute Finance Internationale qui convoite les richesses du Congo, qui a délibérément créé une crise politique dans notre Pays afin de pouvoir exploiter ces richesses. Et comme ce Grand homme tenait à trouver une solution à la crise congolaise, on l’a fait disparaître. Pour démontrer publiquement notre indignation contre les interférences honteuses de certains pays étrangers dans les affaires du Congo, le Gouvernement a décidé de proclamer Mardi le 19 Septembre 1961 Journée de Deuil National. »
(a,b,c Special Report on the Fatal Flight of the Secretary-General’s Aircraft (PDF). United Nations. 1961-11-19. http:// un.org/Depts/dhl/dag/docs/s4940ad5ef.pdf.Retrieved 2009-01-16.

Dag Hammarskjöld a été vraiment un visionnaire. Le Congo/Kinshasa est l’un des Géants d’Afrique et du Monde. Il occupe une position multi-géostratégique. Il est l’un des plus grands réservoirs des matières premières, d’énergie et d’eau du Monde; l’un des Greniers de la Terre; l’un des Foyers de la Méga-biodiversité de la Planète et l’un des plus grands centres du Monde en ressources humaines, multiraciales, multiculturelles et multi-artistiques. Ses potentialités industrielles et économiques sont considérables.

Ce pays a été utilisé dans le passé, à l’époque coloniale, et a pesé de tout son poids et de façon déterminante dans la Marche du Monde. Il a notamment contribué à la construction du Nouveau Monde par main-d’œuvre des esclaves (plus de 13 millions d’esclaves sont partis du Congo/Kinshasa); à l’expansion mondiale du commerce de l’ivoire grâce au commerce de l’ivoire exporté du Congo/Kinshasa via le Zanzibar par les Arabes; à la Pais mondiale et la Détente entre deux Blocs antagonistes (Les Libre-échangistes et les Protectionnistes) grâce à la Conférence de Berlin organisée en 1884-1885; à l’hégémonie de l’Europe dans le Monde pendant la période coloniale grâce au pillage inconsidéré des richesses naturelles du Congo/Kinshasa et à la mort de plus de 10 millions des Congolais victimes des travaux forcés; à la révolution nucléaire dans le monde grâce aux minerais d’uranium du Congo/Kinshasa; à la victoire des Etats-Unis sur le Japon grâce à la bombe atomique fabriquée à partir de l’uranium congolais et larguée sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki les 6 et 9 août 1945; à la reprise économique de l’Europe épuisée par les deux Guerres Mondiales ; à l’équilibre des deux Blocs (occidental et communiste) pendant la Guerre Froide…

Si ce pays devient un Etat de droit démocratique géré selon les règles de la bonne gouvernance et les principes démocratiques, par les hommes d’Etat – il en regorge- démocratiquement élus parmi les meilleurs fils du Pays, compétents, responsables et capables de préserver les intérêts partagés de notre Peuple et de nos Partenaires, il (le Congo/Kinshasa) assumera sa vocation naturelle d’être le pays le plus stable, le plus prospère et le plus développé de la Région des Grands Lacs Africains, de l’Afrique Centrale et de toute l’Afrique; la Nation-pilote du Monde afro-asiatique; l’Epicentre de la paix, de la liberté, de la démocratie, de la détente, de la solidarité, de la stabilité, de la coopération et du progrès dans la Région des Grands Lacs Africains et dans toute l’Afrique et il contribuera de façon décisive à la réalisation des Objectifs du Millénaire, à l’utilisation d’énormes ressources, atouts, richesses et potentialités dont regorge le Congo/Kinshasa pour des objectifs positifs et bénéfiques et la solution aux problèmes et défis auxquels l’Humanité est aujourd’hui confrontée (terrorisme international, insécurité, dictatures, crise énergétique, réchauffement climatique, pollution, crise alimentaire, migration, enrôlement des enfants dans les groupes armés, viols, violences sexuelles, trafic illicite des armes, drogue, commerce des êtres humains considérés comme du bétail, des esclaves et des marchandises, déplacements forcés des personnes, assassinats politiques, crimes contre l’humanité, crimes de guerre, génocide, massacres des civils innocents à large échelle, parodies électorales, les conflits armés fratricides, chômage, crise environnementale, crise économique et financière, respect des droits des peuples, violations massives et systématiques des libertés et des droits de l’homme…).

Mais ce pays, à peine devenu indépendant et souverain le 30 Juin 1960, a été délibérément plongé par les forces et groupes maffieux externes avec la complicité de certains congolais irresponsables et inconscients dans une crise politique profonde, multidimensionnelle, persistante, interminable et entretenue jusqu’à ce jour.

Cette crise s’est aggravée au fil des jours, des mois, des années et a fini par se transformer en une véritable tragédie politique, écologique, économique, sociale et humanitaire qualifiée aujourd’hui par tous les experts et analystes comme étant plus grave que le Conflit qui avait endeuillé le Monde entier pendant la 2ème Guerre Mondiale, et même comme étant « La plus grave des tragédies sur terre depuis que l’humanité existe . En plus de 5 millions de morts victimes du Conflit militaire international qui avait endeuillé le Congo de 1998 à 2002, le tsunami asiatique frappe le Congo chaque mois car plus de 45.000 congolais meurent par mois depuis 2001 à ce jour». Le journaliste anglais Tim Butcher et l’International Rescue Committee sont encore plus explicites à ce sujet. Toutes les Organisations crédibles nationales et internationales humanitaires et de défense des droits de l’homme y compris de l’ONU (MONUC) ne cessent de tirer sur la sonnette d’alarme dans leurs Rapports mensuels. Elles parlent toutes de « La plus grave catastrophe humanitaire, politique, économique, écologique et sociale de l’histoire de l’humanité ».

Le pays est « gouverné » selon une constitution rédigée par les étrangers ; une constitution qualifiée par tous les constitutionnalistes étrangers et congolais comme étant « un simple exercice académique pour un pays indéterminé et pour un peuple anonyme et neutre; « une constitution scélérate, criminogène, vide de notre âme bantoue, de notre DNA génétique, de notre identité propre et de nos réalités politico-sociales ; « une constitution qui consacre une nouvelle dictature; accorde au Président de la République des pouvoirs absolus et illimités, fait de lui l’Homme Fort face aux Institutions faibles; le rend inamovible et intouchable et non responsable devant personne ; « une constitution qui consacre l’impunité, la mauvaise gouvernance et le pillage des richesses nationales » ; « une constitution qui donne aux « gouvernants plus de privilèges qu’ils n’en avaient jamais eus auparavant mais qui prive le peuple des moyens de défendre ses libertés et ses droits théoriquement énoncés dans ladite constitution ».

La Loi électorale a été critiquée et rejetée par l’ensemble des organisations de la Société Civile Congolaise.

Le pays lui-même est sous-tutelle, domination et exploitation étrangère. 60% des « gouvernants » actuels sont des étrangers. Ils ne paient délibérément aucune cotisation obligatoire dans les institutions et les organisations internationales de façon à faire oublier leur vache à lait sur l’échiquier international et l’exploiter, piller et détruire à bas bruit, loin des regards indiscrets et des témoins gênants. La voix de notre Peuple n’est ainsi entendue dans aucune des conférences, institutions et organisations internationales car le Congo est sanctionné pour non-paiement des cotisations. Il ne peut même pas présenter ses candidats à des postes dans ces institutions et ces organisations mais doit soutenir les candidats des pays voisins (rwandais, ougandais, tanzaniens…).

Notre Peuple est soumis à l’humiliation et à un génocide inexorable et irréversible par toutes sortes de méthodes et moyens (viols, violences sexuelles, stérilisations par destruction des organes génitaux et des systèmes de reproduction des bébés, des jeunes filles et des femmes mariées, atrocités, horreurs, traitements cruels, inhumains et dégradants, misère, famine, violations gaves et systématiques de ses libertés et de ses droits, déplacements forcés des personnes, massacres à large échelle, assassinats, arrestations arbitraires, détentions illégales, tortures

Toutes les infrastructures (administratives, sanitaires, scolaires, académiques, routières, ferroviaires, aériennes…) sont détruites. Tous les postes stratégiques et de décision sont dans les mains des étrangers ou sont sous leur contrôle direct. L’espace aérien du Congo n’est pas contrôlé par le Congo, mais par le Rwanda. C’est dire que ce pays peut, à tout moment, envoyer ses avions au Congo y déposer n’importe qui, enlever n’importe qui, bombarder n’importe quel coin, prendre des tonnes des minerais et les emmener au Rwanda…

Les références sont disponibles à notre Bureau et peuvent vous être, à toute fin utile, envoyées ou données en mains propres si vous en exprimez le besoin.

Les auteurs de ces crimes (seigneurs de guerre, imposteurs, mercenaires, aventuriers et opportunistes intronisés à Kinshasa par la Communauté Internationale par les armes, la force et les parodies électorales) continuent, en toute impunité, à perpétrer ces crimes odieux et gratuits par le canal de leurs escadrons de la mort sur une population civile pacifique et sans défense et sur l’Opposition politique démocratique non-violente. Human Rights Watch dans son Rapport du 25 novembre 2008 ainsi que FIDH et Global Witness dans leurs Rapports de Juillet 2009 mettent directement et personnellement en cause « Joseph Kabila » comme étant le Cerveau Moteur de ces crimes. Et ce dernier n’a jamais démenti la véracité de ses Rapports soit personnellement soit par le canal de ses collaborateurs. La Communauté Internationale tourne la tête express ailleurs ou se contente d’enfouir la tête dans le sable.

La solution vraie, valable, pacifique, globale et durable à cette tragédie ne viendra pas du seul Combat mené par l’UDPS et du soutien d’un Partenaire (Le Parti Social-Démocrate Suédois qui est le Partenaire privilégié de l’UDPS) et par les autres démocrates et humanistes congolais. Elle (solution) ne viendra pas non plus des efforts d’un seul pays et d’un seul gouvernement comme la Suède et pendant la seule période de sa Présidence en exercice de l’Union Européenne.

Elle (solution) exige, comme cela fut le cas pour venir à bout du régime hitlérien, une véritable coalition mondiale, la synergie des efforts de tous les démocrates et humanistes du Monde et l’engagement de tous les Décideurs Internationaux, de toute la Communauté Internationale et de tous hommes épris de bonne volonté, de paix, de justice, de liberté, d’altruisme, d’humanisme et de solidarité.

L’organisation d’une Conférence Internationale sur le Congo/Kinshasa, pendant le Mandat de la Suède à la Présidence en exercice de l’Union Européenne, sur l’initiative du Gouvernement Suédois, est un impératif urgent et un préalable nécessaire à la Solution à la tragédie congolaise.

Puisque la nature profonde de la crise est fondamentalement et éminemment politique et sa cause originale est l’absence d’un Etat de droit démocratique, et puisque les armes, les « gouvernants » actuels de notre Pays, les institutions étatiques actuelles mises en place suite à une honteuse et vaste parodie électorale avérée ont plus que démontré leurs limites et ne font qu’aggraver la crise à un rythme exponentiel, la Conférence Internationale que nous appelons de tous nos vœux devra avoir pour objectif la mise en place des institutions étatiques de Transition, sous le leadership de l’UDPS.

Ces nouvelles institutions et leurs animateurs devront avoir pour prérogatives primordiales et urgentes de stopper la tragédie, préserver les intérêts vitaux de notre Peuple et de nos Partenaires, soumettre à notre Peuple par un référendum constitutionnel un projet de constitution démocratique rédigé par les Congolais eux-mêmes, distribuer et vulgariser préalablement le projet du texte constitutionnel dans la population plusieurs mois avant l’organisation du référendum pour que le peuple le lise et y apporte ses amendements, préparer le Peuple à aller aux élections dans la paix, la concorde et la sérénité et organiser alors les élections inclusives, libres, transparentes et démocratiques.

Cette Conférence Internationale où cette solution sera décidée de façon impérative et opposable à tous devra se tenir tout au plus pendant une semaine à Kinshasa, sous la direction du Gouvernement Suédois, et pourrait réunir, du côté congolais : 3 délégués du pouvoir de Kinshasa, 3 délégués de l’UDPS, 3 délégués des organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme, 3 délégués des confessions religieuses, 3 délégués des professeurs d’Université, 3 délégués des étudiants, 3 délégués des syndicalistes, 3 délégués du monde féminin, 3 délégués de la presse ; et du côté de la Communauté internationale : 1 délégué de chacun des pays limitrophes du Congo, 1 délégué de l’Union Africaine, 1 délégué de chacun des pays de la troïka traditionnelle (Belgique, France et Etats-Unis), 1 délégué de l’Union Européenne, 1 délégué de l’ONU et 1 délégué de chacune des organisations internationales humanitaires et de défense des droits de l’homme (elles ont toujours accompagné l’UDPS et notre Peuple dans notre Combat de libération nationale).

3. La troisième preuve est un fait très actuel :

C’est le même appel de sang qui, plusieurs années après la mort de Dag Hammarskjöld et de Patrice Emery Lumumba, a poussé le Parti Social-Démocrate Suédois (parti qui incarne la confiance et les aspirations de la majorité du Peuple Suédois depuis 70 ans) à reprendre le chemin jadis suivi par Dag Hammarskjöld jusqu’au Congo et à y renouveler le Pacte de sang avec le Peuple Congolais à travers les liens sacrés, particuliers et privilégiés avec l’UDPS (parti qui incarne la confiance et les aspirations de la majorité du Peuple Congolais depuis 1980).

Ces deux partis cheminent ensemble la main dans la main depuis quelques années et ont repris le Combat de libération du Peuple Congolais là où Dag Hammarskjöld et Patrice Lumumba l’avaient laissé et étaient tous les deux héroïquement tombés au front, sur le champ de bataille, le Flambeau de la paix et de la liberté entre leurs mains. Leur mort, voulue et préméditée par les ennemis de la paix et de la liberté n’avait fait que différer les processus politiques qu’elle prétendait conjurer une fois pour toutes.

Ces deux partis rappellent aujourd’hui à la Conscience Internationale que le Combat pour la dignité, la paix, l’unité, l’indépendance, la liberté et l’avènement d’un Etat de droit démocratique, moderne et prospère au Congo ne s’était pas définitivement arrêté avec les cadavres de Dag Hammarskjöld et de Lumumba, et que l’histoire, surtout celle du combat de libération des peuples éveillés, décidés et soutenus par des partenaires crédibles et sérieux, va toujours jusqu’au bout de sa logique et de ses conséquences.

Excellences,

Tout long de l’histoire de l’humanité, le Peuple Suédois dans son ensemble (Gouvernement, Partis politiques, Organisations de la Société Civile, Personnalités politiques et civiles...) a contribué de façon remarquable, particulière, concrète, efficace et décisive à la libération des peuples opprimés, au respect des droits des peuples, à la paix, à la détente, à la sécurité, au respect des libertés et des droits de l’homme, au triomphe de l’Idéal démocratique, à la stabilité, à la justice, au respect de la biodiversité, à la coexistence pacifique et la solidarité entre les peuples, à l’amélioration des conditions de vie du Peuple Suédois et des autres Peuples et à la lutte contre les injustices et les discriminations dans le Monde.

Et puis les mutations et les succès électoraux des sociaux-démocrates suédois dans une Europe où la Gauche recule dans nombreux pays et succombe même aux tentations du douillet sanctuaire idéologique, ne peuvent que susciter l’intérêt. Les socialistes ou les sociaux-démocrates ont été battus en 1996 en Espagne, en 1999 en Autriche, en 2001 en Italie et au Danemark, en 2002 au Portugal, en France et aux Pays-Bas. Excepté le cas particulier du Pasok grec qui a gagné les élections en 2000, les sociaux-démocrates qui se maintiennent au pouvoir en Europe sont aussi ceux qui sont allés le plus loin dans les efforts de rénovation intellectuelle et programmatique.

La victoire des sociaux-démocrates suédois, le 15 septembre 2002, est intervenue un an après la réélection des travaillistes de Tony Blair en Grande-Bretagne et une semaine avant celle des sociaux-démocrates allemands le 20 septembre 2002. Les faits démontrent donc qu’en Europe, les sociaux démocrates réformateurs gagnent les élections, les socialistes figés dans l’immobilisme ou n’assumant pas les choix réformistes les perdent.

Il faut donc expliquer au monde comment dans un pays européen de près de 9 millions d’hommes et de femmes, un pays profondément démocratique, qui est une démocratie parlementaire, un parti social-démocrate omniprésent et hégémonique a su depuis 70 ans, à l’exception des trois intermèdes de 1976 à 1982 puis de 1991 à 1994 et 2005 à 2011, gouverner la Suède, à la fois garder durablement la confiance des électeurs, préserver des liens étroits avec les classes populaires et le mouvement syndical, renouveler en permanence les hommes et les femmes en charge de l’action publique, conduire des mutations intellectuelles et idéologiques profondes pour réformer les piliers traditionnels du modèle social suédois et pour s’insérer dans la mondialisation, combattre les corporatismes, gérer le changement en permanence tout en gardant indissoluble dans la majorité de l’opinion le socle du modèle de société suédois et le robuste prototype du modèle de gouvernement.

Quelques faits

1. Le rôle joué par la Suède dans la recherche de la Paix Mondiale par la Détente, le Désarmement, la confiance, la Sécurité négociée et contrôlée pendant la Guerre Froide entre les deux Blocs antagonistes (Pays occidentaux réunis au sein de l’O.T.A.N. et Pays communistes réunis au sein du Pacte de Varsovie )

· Stockholm avait abrité le 17 janvier 1984 la Conférence sur les Mesures de Confiance et Sécurité et le Désarmement en Europe (M.D.C.S.-C.D.E. pour tenter d’aboutir à un accord Est/Ouest, définir un plafond de forces classiques entre l’O.T.A.N. et le Pacte de Varsovie et élaborer des mesures de confiance, valables de l’« Atlantique à l’Oural » et rendre plus transparents les potentiels militaires des 35 Etats participants de la C.S.C.E (Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe). La C.D.E. (Conférence sur le Désarment en Europe) de Stockholm avait abouti à un accord le 21 septembre 1986 qui a été entériné par la C.S.C.E. (réunion de Vienne le 4.11.86 dans le cadre de la « procédure des suites » de la Conférence).

· Dans le cadre de la Négociation de Vienne sous l’égide de la C.S.C.E. sur la maîtrise et la stabilité des forces conventionnelles en Europe, la conférence-bilan de la C.S.S.C.E. réunie à Vienne de 1986 à 1989 s’était achevée positivement par l’adoption d’un mandat de négociation comprenant deux branches. D’une part, mandat fut donné à l’O.T.A.N. et au Pacte de Varsovie – les « 23 »- de négocier un plafonnement des forces conventionnelles (Conférence dite C.F.E.) sur le vieux Continent. D’autre part, mandat fut confié aux 35 Etats membres de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe pour adopter – dans le prolongement de l’Accord de Stockholm de 1986 – un nouvel ensemble de mesures de confiance et de sécurité (M.D.C.S.) de façon à accroître la transparence militaire et à éviter les attaques par surprise entre l’Atlantique et l’Oural.

2. L’esprit pacifiste ou pacifique Suédois s'était illustré et reconnu pour le règlement dans le maintien de la paix et de l’entente entre les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, l’Egypte et le Yemen

La Maison Blanche tenait à garder de bonnes relations avec Ryadh devenu l’un de ses plus gros fournisseurs de pétrole. Mais comme le Président a reconnu la République du Yémen, il a voulu tenir la balance égale entre Ryadh et Sana. Il a envoyé en Arabie M. Ellsorth Bunker, avec rang d'ambassadeur, pour demander instamment à Fayçal de ne se livrer à aucun geste susceptible de déclencher une guerre ouverte entre l'Egypte et l'Arabie. Simultanément, il a obtenu que l'O.N.U. envoie un observateur au Yémen. Ce fut M. Ralph Bunch, le Secrétaire Général adjoint des Nations Unies. A la suite des conversations poursuivies par M. Bunker à Ryadh et par Bunch à Sana, l'Egypte et l'Arabie ont accepté de supporter conjointement les frais d'une mission de l'O.N.U., dont le rôle consistait à fixer de façon précise les frontières entre le Sud de l'Arabie Saoudite et le Nord du Yémen et à créer une zone neutre entre les deux belligérants. Quinze jours plus tard, une force de l'O.N.U., commandée par un officier Suédois, le Général Von Horn a été envoyée sur place pour procéder au désengagement. (en 1948).

3. La Suède a soutenu les mouvements de libération des autres peuples

La Suède est l’un de deux pays, avec la Norvège, qui ont joué un rôle déterminant dans la lutte contre l’apartheid et finalement dans l’abolition de ce système raciste de développement en Afrique du Sud. Nelson Mandela a décrit tout long de son livre intitulé « Un Long Chemin vers la Liberté » (Fayard, 1994) comment, au moment où tous les autres pays entretenaient des relations diplomatiques et commerciales avec le régime d’apartheid de l’Afrique du Sud, la Suède a été l’un de deux pays, avec la Norvège à avoir fait exception en soutenant ouvertement le Combat de l’A.N.C. (soutien politique et diplomatique public et ouvert, bourses d’études aux Combattants de la Liberté Membres de l’ANC…) et en rompant toute relation diplomatique et commerciale avec ledit régime et ces deux pays (Suède et Norvège) s’étaient employés à persuader les autres pays à suivre leur exemple jusqu’à l’abolition totale de ce régime en Afrique du Sud.

Après l’effondrement du parti communiste en Union Soviétique, la Suède a été, avec le Danemark, parmi les tous premiers pays à soutenir les mouvements nationalistes des Etats baltes et à reconnaître les nouveaux gouvernements issus du retrait des soviétiques. Depuis le début des années 90, les relations se développent rapidement avec le soutien de l’importante communauté des anciens immigrés provenant des Etats baltes qui se sont établis en Suède. Dans le même temps, certains des anciens réfugiés baltes retournent au pays. Ainsi le gouvernement estonien compte-t-il aujourd’hui plusieurs ministres qui ont passé la plus grande partie de leur vie en Suède. L’aide économique se déploie, y compris par des campagnes populaires qui donnent par exemple aux citoyens suédois l’opportunité d’envoyer dans les pays baltes ou en Pologne des équipements médicaux. Déjà de nombreuses sociétés suédoises ont délocalisé en Pologne et dans les Etats baltes leurs productions manufacturières.

4. La Suède avait déployé une intense activité diplomatique pour tenter d’empêcher la guerre et faire régner plutôt la paix entre le régime hitlérien et les autres pays.

M. Birger Dahlerus, un Suédois qui dirigeait une entreprise industrielle en Allemagne, avait, d’abord seul et puis avec le soutien du Gouvernement Suédois, essayé, de 1939 à 1940, d’empêcher la guerre et de servir la cause de la paix. Il avait plusieurs fois effectué la navette entre Berlin, Stockholm et Londres pendant le seul été de 1939 et recherché un accord entre l’Allemagne et la Pologne afin d’éviter la guerre. Il avait aussi, œuvré, en liaison avec M. Herman Göring (2ème personnalité du IIIème Reich), pour le rétablissement de la paix entre l’Allemagne et la France et éviter l’invasion de l’Angleterre par l’Allemagne, vers la fin de septembre et le début d’octobre 1939, puis, surtout, en mai 1940, à la veille comme au lendemain de la grande offensive allemande en France dans la Ville de Calais (Cfr : François Delpla, « Nuremberg face à l’histoire » «(pp. 178-180, 266, 273, 319, L’Archipel, 2006).

5. La Suède s’est engagée dans la recherche de la Paix et du Progrès par la gestion et la protection de l’Environnement, la sauvegarde de la création et de l’écosystème

Cfr : Extrait du Discours du Premier Ministre Suédois prononcé devant le Parlement européen
le 15 juillet 2009 à Strasbourg où il a présenté le « Programme de Stockholm » pour le Mandat de son Pays à la Présidence en exercice de l’Union Européenne. Ce Discours fut un véritable hymne à la recherche de la Paix et du Progrès par la gestion et la protection de l’Environnement, la sauvegarde de la création et de l’écosystème :

« Nous devons répondre à une question cruciale pour notre génération. Un problème de société qui ne ressemble à aucun autre et qui évolue lentement mais sûrement, mais dans le mauvais sens. Notre planète a de la fièvre. La fièvre monte et c’est à nous de réagir. Les glaces du Groënland diminuent de 100 kilomètres cube par an. La calotte glacière de l’Antartique fond de plus en plus vite. Nous savons que, rien que la fonte des glaces groënlandaises peut entraîner une montée du niveau de la mer de deux mètres. Les effets en seraient dramatiques. Si le niveau de la mer montait seulement d’un mètre dans le monde entier, des centaines de millions de personnes seraient obligées de se déplacer rien qu’en Asie. Les plus vulnérables sont les habitants du Bangladesh, de la Chine orientale et du Vietnam. Mais nous devons aussi faire face à de terribles conséquences. Les conditions météorologiques vont changer et beaucoup de plantes et d’animaux sont appelés à disparaître, et ce, même si nous ne dépassons pas la limite des deux degrés décidée par l’ONU, derrière laquelle les participants du G8 et du Forum des économies majeures de la semaine dernière à L’Aquila, se sont rangés. Notre climat est menacé du fait de notre utilisation de combustibles fossiles ».

6. La Suède s’est engagée dans la recherche de la solution collective, responsable, durable et globale à la crise énergétique :

Cfr : Extrait du Discours du Premier Ministre Suédois prononcé devant le Parlement européen le 15 juillet 2009 à Strasbourg où il a présenté le « Programme de Stockholm » pour le Mandat de son Pays à la Présidence en exercice de l’Union Européenne

« Aujourd’hui, les conditions sont remplies pour une extension de l'utilisation des énergies renouvelables et pour les techniques d'amélioration du rendement énergétique. D’après l’agence internationale de l'énergie, l'AIE, plus de la moitié des mesures à prendre pour ne pas dépasser la limite des deux degrés, peuvent être mises en oeuvre avec les techniques actuelles. De plus, les mesures contre les changements climatiques entraînent de nombreux effets secondaires positifs. Des effets qui donnent une raison de plus à la prise de ces mesures. En faisant des économies d'énergies, nous faisons des économies. Nous améliorons les finances publiques tout en accordant de meilleures ressources aux ménages.

« Quand nous investissons dans de l’énergie renouvelable et dans une utilisation de l'énergie plus efficace, nous améliorons la sécurité énergétique. Nous devenons moins dépendants des importations issues de pays qui sont parfois être politiquement et économiquement instables.
Les investissements dans l’économie verte créeront plus d’emplois et amélioreront la croissance pour les décennies à venir.

« Laissez-moi vous donner un exemple. De nombreux pays européens ont été touchés en janvier dernier par la crise du gaz en Ukraine. La semaine dernière j’ai discuté avec le Président Iouchtchenko afin d’éviter que cela ne se reproduise. En même temps, il est important de voir les choses sous un autre angle. Si l’Ukraine investissait dans l’amélioration de son efficacité énergétique de manière à ce que le pays se retrouve au même niveau que la République tchèque ou la Slovénie, cela représenterait une économie d'énergie égale au total des importations de gaz russe destiné à la consommation personnelle. L’Ukraine pourrait être totalement indépendante des importations de gaz russe et pourrait ainsi faire de nombreuses économies d’énergie grâce aux effets secondaires d'une amélioration de son efficacité énergétique.

« C’est en pensant de cette manière que trouverons la réponse aux changements climatiques.
Il y a douze ans, le Traité de Kyoto rassemblait une coalition de volontaires. Mais le volontariat ne suffit pas. Pour réussir à mettre en place un accord mondial sur le climat, il faut que le voyage de Kyoto à Copenhague ne soit pas seulement entrepris par la coalition de volontaires, mais par tous.
Comment faire pour en arriver là ?

« L’Europe doit agir de façon commune et rassemblée. Nous devons montrer notre leadership et tenir nos promesses. L’Europe est déterminante pour que d’autres la suive afin de parvenir à un accord mondial.

« Partout dans le monde nous devons mettre un prix aux rejets de gaz à effet de serre. Nous devons commencer à instituer des taxes nationales sur le dioxyde de carbone et sur les échanges de droits d'émission. De cette manière de nouvelles alternatives écologiques seront créées.
Si nous continuons à utiliser les énergies fossiles sans tenir compte des conséquences sur le climat alors le réchauffement global continuera. Il n'y aura alors aucune alternative et les mesures d'amélioration de l'efficacité énergétique ne seront pas rentables.

« Mais cela ne suffit pas. Nous devons répondre de manière plus large à la question « comment ? ». Cela ne suffit pas de limiter les rejets de dioxyde de carbone à un groupe de pays volontaires, même si à eux seuls ils sont responsables de 30 % des rejets.
Cela ne suffit pas non plus de se limiter aux pays les plus développés. Même si les pays de l'Annexe I réduisaient leurs émissions de gaz à effet de serre jusqu’au niveau zéro, les émissions des pays en voie de développement nous amèneraient quand même à dépasser l'objectif des deux degrés.

« C’est pourquoi nous devons discuter le financement des investissements dans les pays en voie de développement. Nous devons nous assurer d’un transfert des technologies rapide. Et nous devons faire en sorte que les pays en voie de développement prennent des mesures afin d'empêcher la méthode de développement sur laquelle ils se sont lancés. Nous exigerons également des mesures claires, à moyen terme, de la part de pays en dehors de l'Europe ».

7. L’engagement de la Suède en faveur de la Détente et de la Paix dans le Conflit israëlo-palestinien au Moyen-Orient

En 1967, la tension entre Israël et les pays arabes au Moyen-Orient était à son comble après la guerre de 1967. Le Conseil de Sécurité de l’ONU parvient à faire adopter la Résolution 242 le 22 décembre 1967 avec l’approbation de deux camps. Elle faisait mention d’une « paix juste et durable » dans « des frontières sûres et reconnues » ; elle demandait la fin « des déclarations ou des états de belligérance », le retrait israëlien des « territoires occupés lors du récent conflit », et la reconnaissance de « la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique » de tous les Etats. Les deux camps avaient accepté ces termes ambigus de la résolution parce que chaque camp pouvait les interpréter à sa manière et en faveur de ses seuls intérêts. L’Egypte et la Jordanie traduisaient « retrait des territoires occupés par retrait de tous les territoires conquis. Israël considérait que les « frontières sûres et reconnues » excluaient un retour à la situation d’avant la guerre des Six Jours. Pour les Israëliens, un retrait signifiait l’abandon de garanties tangibles, et exigeait une compensation ; pour les Arabes, il signifiait la restitution de ce qu’ils considéraient comme leur propriété, c’est-à-dire que le retrait était non une concession, mais un devoir pour les Israëliens.

Ces points de vue opposés faussaient le conflit du Moyen-Orient et empêchaient toute négociation réelle : chaque partie cherchait à atteindre son premier objectif avant même d’entreprendre les négociations. L’Egypte affirmait que le retrait israëlien précéder la réalisation ou même la négociation directes, qui auraient le double avantage de traduire une reconnaissance au moins implicite et de réduire le danger d’une entremise d’une grande puissance. En 1967, la Jordanie avait accepté la Résolution 242 grâce à la promesse faite par l’Ambassadeur américain aux Nations Unies, Arthur Goldberg ; conformément à cette Résolution, les Etats-Unis travailleraient à restituer à la Jordanie la rive ouest du Jourdain, avec des rectifications de frontière mineures, et useraient de leur influence pour lui faire attribuer un certain rôle à Jérusalem même. Cette promesse était creuse puisqu’il n’y avait pas encore de négociations en cours.

Selon la résolution 242, le Secrétaire Général de l’ONU, M. U Thant, devait désigner un représentant spécial chargé d’entrer en contact avec les deux parties et de faire débuter les négociations. U Thant choisit pour cela M. Gunnar Jarring, Ambassadeur de Suède à Moscou..

Pour couvrir qu’il y avait quelque point commun entre les parties, Jarring commença par leur envoyer des questionnaires, où il leur demandait de préciser leurs positions. Après des mois d’atermoiement, chaque partie confirma, dans un langage compliqué, ce qu’elle avait déjà déclaré publiquement en des termes simples et parfois démagogiques. Lorsque Jarring se rendit au Moyen-Orient, il s’aperçut que les positions des parties étaient encore plus incompatibles dans la réalité que dans leurs déclarations.

Grâce à sa patience, à son talent, à son savoir-faire, à sa diplomatie et à sa sagesse, Jarring réussit à pacifier les tensions entre les deux camps et à les ramener finalement à la table des négociations.

8. M. Olof Palme

Né le 30 janvier 1927 à Stockholm en Suède. Ministre sans portefeuille (1963-1965). Ministre des Communications (1965-1967). Ministre de l'Éducation et des Affaires religieuses (1967-1969). Premier Ministre de Suède (14 octobre 1969-8 octobre 1976 / 8 octobre 1982-28 février 1986). Décédé le 28 février 1986 à Stockholm, en Suède.

Quelques témoignages sur M. Olof Palme, un homme exceptionnel:

- Bruno Kreisky, «Il a inventé la « radicalité sociale-démocrate », cité dans Le Nouvel Observateur (France), 7 au 13 mars 1986, p. 36 : «...À mes yeux, son importance historique est d'avoir su introduire dans la vie politique mondiale ce que j'appellerai une «radicalité» sociale-démocrate. Et cela, en se faisant le porte-parole d'une nouvelle solidarité internationale. C'est ainsi qu'il a su ramener à la politique une bonne partie de la jeune génération. Jusqu'à lui, les partis sociaux-démocrates consacraient l'essentiel de leurs efforts à la mise en oeuvre de politiques réformistes dans leurs propres pays. Palme les a entraînés sur la voie d'un engagement international très marqué, d'abord en faveur des mouvements de libération, de la coopération avec le tiers monde, de la lutte contre la faim, ensuite - et c'est devenu son domaine d'intervention privilégié - en faveur du désarmement. Sur toutes ces questions, le nom d'Olof Palme s'est imposé au point d'acquérir sur la scène internationale un prestige semblable à celui de John Kennedy.».

- Jean Daniel, «Pour quoi meurent les justes ?», Le Nouvel Observateur (France), 7 au 13 mars 1986, p. 22-23 : «...C'est un antihéros de la social-démocratie qui est tombé au moment où il se livrait à l'activité la plus antihéroïque. Il était allé au cinéma. Il en sortait pour se rendre chez lui. Sans aucune escorte, sans aucun gorille, pas le moindre garde du corps. C'est la Suède et c'est la démocratie (...) Abattre l'homme symbole d'une telle société, c'est menacer le rêve de tous de vouloir imiter cette société. Autre chose : ce Suédois battait des records de popularité contradictoires. Dans le monde en tout cas. Soucieux de neutralisme à l'égard des Soviétiques, il était respecté par les Américains. Tiers-mondiste engagé, il prêchait dans les milieux de la haute finance. Ami des Palestiniens, il n'était pas considéré comme un ennemi par les Israéliens. Les Irakiens et les Iraniens venaient de l'accepter comme médiateur. Le roi du Maroc songeait à lui pour être l'un des garants de moralité lors d'un éventuel référendum au Sahara. Les Algériens n'auraient pu le récuser. Qui d'autre, aujourd'hui, pourrait réunir sur son nom de tels antinomiques suffrages ? Réponse : personne. Dans le passé, Mendès France peut-être.».

- Christian d'Epenoux, «Stockholm : qui a tué Palme ?», L'Express (France), 14 mars 1986, p. 16 : «...Quel homme de cette dimension oserait prétendre qu'il n'a pas d'ennemis ? Surtout pas Olof Palme, infatigable apôtre de l'anticolonialisme, du tiers-mondisme, du neutralisme et du désarmement. Contre la guerre d'Algérie, naguère, il orchestrait des collectes en faveur des insurgés du F.L.N., comme il condamna, plus tard, dans des discours corrosifs, l'«agression» américaine au Vietnam, dont il accueillait à bras ouverts les G.I. déserteurs. Cela crée des souvenirs, parfois des rancunes (...) L'extrême affliction des Suédois, toutes classes confondues, en témoigne : Olof Palme, ce vieil adolescent si irritant et si séduisant à la fois, a bien été l'un des personnages les plus attachants de la saga suédoise. Curieusement, c'est au moment où il avait expurgé les aspects les plus indigestes de son engagement politique qu'Olof Palme tombe sous les balles d'un fanatique. En 1982, après six ans d'intermède d'une coalition « bourgeoise » à laquelle il n'avait pas fait de cadeau, il était revenu au pouvoir, adouci et plus oecuménique, « en tendant la main à tous les Suédois de bonne volonté ».

- Agence France-Presse, «Un partisan de toutes les bonnes causes», La Presse (Québec, Canada), 2 mars 1986, p. 13 : «...Homme de toutes les bonnes causes, Olof Palme, gardien de l'État-providence en Suède, a appliqué son neutralisme actif aux deux plus grandes menaces qui pesaient selon lui sur la paix dans le monde : l'écart grandissant entre le Nord et le Sud et la course aux armements. Il a sillonné le monde pour le compte de l'Internationale socialiste, se présentant comme un médiateur, et arrivant à donner l'image d'un homme «qui n'a pas d'ennemis». En témoignent les hommages qui lui sont rendus de partout, tant par le régime communiste du Nicaragua - qui a décrété trois jours de deuil - que par le premier ministre turc Turgut Ozal, qui estime que le monde se souviendra de ses efforts sans limite au service de la paix. »

- The Washington Post (États-Unis), 1e mars 1986 : «...His career as a politician breaks into two parts, the years before he lost office in 1976 and the years after he triumphantly returned in 1982. In the earlier period he was one of the most prominent and unremitting of the many critics abroad of this country's part in the Vietnam war. He was also one of Europe's most prominent spokesmen for the ideals of the welfare state . On both subjects he spoke for authentic Swedish traditions (...) In his second term as prime minister, after 1982, he was less exhuberant and perhaps less audible. Circumstances had changed. Tensions had risen between the two great powers, and the Russians began routinely harassing Sweden with their submarines. Mr. Palme was no pacifist, as he demonstrated when he warned the Soviets that his navy would attack any foreign subs in Swedish waters. In a time of little economic growth and much use of the word austerity, the welfare state was on the defensive. But he knew that both countries and ideas need…”.

9. M. Dag Hammarskjöld (29 juillet 1905-18 septembre 1961)

Diplomate et un Auteur suédois devenu Secrétaire Général de l’ONU après la démission de M. Trygve Lie de ce poste. Il est de religion luthérienne.

M. Dag Hammarskjöld était né à Jönköping, en Suède, mais il a passé la plus grande partie de sa jeunesse à Uppsala. Il était le 4ème et le plus jeune fils de M. Hjalmar Hammarskjöld qui avait été Premier Ministre de la Suède de 1914 à 1917, et d’Agnès Hammarskjöld (née Almquist). Ses ancêtres avaient servi la Couronne Suédoise depuis le 17ème siècle. Il avait fait ses études à l’Université d’Uppsala où il avait obtenu le diplôme de Graduat en tant que Master en Economie politique et de Bachelier en Droit. Il se déplaça à Stockholm. De 1930 à 1934, il fut le Secrétaire au Comité Gouvernemental sur le chômage. Il rédigea sa thèse en Economie (« The Spread of the Business Cycle ») et obtint son Doctorat à l’Université de Stockholm en 1933. En 1936, M. Dag Hammarskjöld devint Secrétaire à la Banque de la Suède, et rapidement le Sous-Secrétaire des Finances.

De 1941 à 1948, il occupa la fonction de Directeur de la Banque de la Suède. Au début de 1945, il fut désigné Conseiller au Cabinet pour les problèmes financiers et économiques et il fut le Coordinateur du Programme gouvernemental pour faire face à la crise économique de la période après-la 2ème Guerre Mondiale. En 1947, il devint Ministre des Affaires Etrangères de la Suède et Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères en 1949. Il fut envoyé en tant que Délégué de la Suède à la Conférence de Paris qui mit en place le Plan Marshall. En 1948, il fut de nouveau envoyé à Paris par la Suède pour participer à la Conférence sur la Coopération Economique Européenne. En 1950, il fut à la Tête de la Délégation Suédoise à l’UNISCAN. EN 1951, il fut Député, Ministre sans porte feuille et Délégué au Ministère des Affaires Etrangères. Bien qu’il ait été dans un Gouvernement dominé et dirigé par les Membres du Parti Social-Démocrate, M. Dag Hammarskjöld ne s’était jamais officiellement fait membre d’un parti politique. En 1951, il fut le Vice-Président de la Délégation de la Suède à l’Assemblée Générale des Nations Unies tenue à Paris. Et en 1952, il devint le Président de la Délégation de la Suède à l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York. Le 20 décembre 1954, il fut élu pour occuper le Siège de ses parents devenu vacant à l’Académie Suédoise.

Lorsque M. Trygve Lie démissionna de son poste de Secrétaire Général de l’ONU en 1953, le Conseil de Sécurité décida de recommander M. Dag Hammarskjöld à ce poste. Il fut lui-même surpris. Il fut élu à ce poste le 31 mars 1953 avec une majorité écrasante de 10 Etats sur 11. Il fut
Elu par l’Assemblée Générale de l’ONU au cours de la Session du 7-10 Avril 1953 par 57 voix sur 60. En 1957, il fut réélu à ce poste.

Il marqua sa présence à la Tête de l’ONU par la réorganisation de l’Administration du Secrétariat Général avec 4000 Administrateurs et mit sur pieds les règles définissant leurs responsabilités. Il exigea et obtint que le Secrétaire Général puisse avoir le pouvoir de prendre des mesures d’urgence d’action dans des situations qui l’exigent sans attendre l’aval du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée Générale. Il s’adonna aussi à l’assainissement du climat du travail notamment en planifiant et en supervisant jusque dans les moindres détails la création d’une Cellule de Réflexion « Meditation Room » à la tête des Services de l’ONU : une place dédiée au silence, où les personnes pouvaient se retirer et se concentrer sur elles-mêmes sans distinction de race, de foi et de religion. Il se consacra à créer les relations de détente et de paix dans les relations entre Israël et les Pays Arabes. En 1955, il se rendit lui-même en Chine pour négocier la libération de 15 pilote américains qui avaient servi dans la Guerre de la Corée et fut lui-même fait prisonnier par les Chinois. En 1956, il créa la Force d’intervention rapide et de paix de l’ONU (UNEF). En 1957, il intervint dans la crise du Canal de Suez.

En 1960, sur demande du Gouvernement Congolais issu des élections de mai 1960 et mis en place le 30 Juin 1960 (le télégramme signé ensemble par le Président de la République Joseph Kasa-Vubu et le Premier Ministre et Ministre de la Défense Patrice Emery Lumumba fut adressé à l’ONU à New York et à son Représentant à Léopoldville, Ralph Bunche), M. Dag Hammarskjöld fit voter les 14 et 22 juillet 1960 une résolution conforme au vœu du Gouvernement Congolais. La Résolution du Conseil de Sécurité demandait au Gouvernement belge de retirer ses troupes du Territoire Congolais ; décida d’autoriser le Secrétaire Général de l’ONU à prendre les mesures nécessaires en consultation avec le Gouvernement Congolais pour fournir à ce Gouvernement toute l’assistance militaire nécessaire jusqu’à ce que, par les efforts du Gouvernement Congolais et l’assistance technique de l’ONU, les forces de sécurité nationales puissent être en mesure de l’avis du Gouvernement de faire face pleinement à leurs tâches.

Il envoya les Casques Bleus de l’ONU au Congo/Kinshasa pour y accompagner le processus de décolonisation, préserver la paix, l’unité nationale et la stabilité dans ce Pays à peine devenu Indépendant mais aussitôt secoué par une crise politique grave et déchiré par toutes sortes de troubles et de désordres. Il fit lui-même quatre voyages au Congo/Kinshasa. Dans la nuit du 17-18 septembre 1961, il se rendait au Katanga où M. Moïse Tshombe avait proclamé la Sécession le 11 juillet 1960 pour aller négocier avec ce dernier le cessez-le-feu en faveur de la paix et de l’unité du Congo par la réintégration du Katanga sécessionniste dans le seul grand pays le Congo que l’avion DC-6B airlines (SE-BDY) qui le transportait connut un crash tout près de Ndola (Zambie). M. Dag Hammarskjöld et quinze autre personnes qui se trouvaient dans l’avion périrent.

Le Monde entier, en apprenant sa mort, fut endeuillé et plongé dans une très profonde tristesse. Le mois qui a suivi sa mort, plusieurs villes, squares et rues, notamment à Berlin Ouest, changèrent de noms et portèrent désormais celui de Dag Hammarskjöld

Il y eut trois Commissions d’enquête pour élucider les circonstances de ce crash : une menée par l’aviation rhodésienne ; une autre menée par une commission civile rhodésienne et une autre menée par l’ONU. Plusieurs indications menèrent à la conclusion qu’il y avait eu une explosion dans l’aviation et que ce crash avait été délibérément provoqué pour faire disparaître le Secrétaire Général de l’ONU de la scène par un assassinat dissimulé afin de faire perdurer la crise congolaise et que Dag Hammarskjöld était mort pour la Cause de la Paix et de la Décolonisation du Congo.

Le 29 juillet 2005, le Général Major Norvégien, Bjorn Egge, le premier fonctionnaire officiel des Nations-Unies à avoir vu le corps du Secrétaire Général sur le lieu du crash, a, en décrivant les circonstances de la mort de Dag Hammarskjöld dans une interview au « Aftenposten » déclaré que M. Dag Hammarskjöld avait pris de force et jeté entier et vivant hors de l’avion dans la forêt au moment où l’avion survolait cette forêt, que c’est seulement après que l’avion a explosé et que M. Dag Hammarskjöld avait même survécu au crash au sol où il se trouvait vu l’état des feuilles et des herbes, que la forêt n’était pas très dangereuse et qu’il avait même essayé de se déplacer au sol mais qu’il a été assassiné par après.

Dans une interview le 24 mars 2007, sur la chaîne de télévision norvégienne NRK, un mercenaire anonyme retraité a déclaré qu’il avait partagé une chambre avec un mercenaire sud-africain qui lui avait avoué que c’est lui qui avait assassiné Dag Hammarskjöld et il a terminé l’interview en disant que ce tueur sud-africain est mort vers la fin de l’année 1990.

Hommage Mondial à Dag Hammarskjöld :

1) Un Mémorial fut créé à l’endroit du crash et fait partie de l’héritage de l’UNESCO.

2) Le Prix Nobel de la Paix qui lui avait été attribué avant sa mort lui fut décerné en 1961 à titre posthume.

3) Le Président Américain John Kennedy, lui a rendu hommage dans un très grand Discours prononcé le 25 septembre 1961. Il a publiquement regretté de n’avoir pas appuyé les efforts de paix déployés par Dag Hammarskjöld à l’ONU pour résoudre la crise politique congolaise délibérément créée et a déclaré : « Je réalise maintenant en me comparant à Dag Hammarskjöld, que je suis un petit homme et que Dag Hammarskjöld a été le plus Grand Homme d’Etat de notre Siècle ».

4) Le Diplôme et la Médaille fut remis à l’Ambassadeur Rolf Edberg, représentant de la famille Hammarskjöld, et portait la mention suivante: « En Souvenir de son Combat pour créer la paix et la bonne volonté parmi les nations et les hommes ».

5) Peu de temps après sa mort, l’Association des Journalistes correspondants aux Nations Unies ont créé en son Honneur un Fonds pour les Bourses d’études appelé « Fonds Dag Hammarskjöld », avec la mention suivante : « Nous, Journalistes aux Nations Unies, qui avons vu Dag Hammarskjöld dans ses fonctions et qui sommes endeuillés par sa mort, avons cherché un moyen de perpétuer sa Mémoire en créant ce Fonds de Bourses d’études. Ce fond est destinée à promouvoir dans notre profession une connaissance plus étendue des Nations Unies. Et il nous rapprochera des pays dont l’indépendance et le progrès ont été l’objet de ses incessantes préoccupations durant les dernières années de sa vie. Le Fond Mémorial Dag Hammarskjöld accordera chaque année des bourses d’études aux jeunes journalistes ou étudiants en journalisme, et en premier lieu les Africains ». (Notice affiché sur la Couverture du Bulletin des Correspondants aux Nations Unies, 1961, cité dans Dag Hammarskjöld. A Biography, Emery Kelen, 1969). Depuis la création de ce Fonds, nombreux journalistes ont pu partir de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique Latine sous ses auspices jusqu’à New York et ont pu observer le mode de fonctionnement des Nations Unies, faire des reportages sur les Nations Unies et améliorer leur performances dans le journalisme.

6) L’historien Paul Kennedy appelle Dag Hammarskjöld dans son livre « The Parlement de l’Homme » qu’il est peut- être le Plus Grand Secrétaire Général de l’ONU grâce à son habileté à résoudre s’occuper des problèmes contrairement à ses successeurs.

7) La Librairie Dag Hammarskjöld, une partie du Quartier Général de l’ONU, a été dédiée le 16 novembre 1961 à son honneur.

8) A l’Université d’Uppsala, il existe La Bibliothèque Dag Hammarskjöld (La Librairie Dag Hammarskjöld).

9) L’Institut des Relations Internationales et Publiques à l’Université de Columbia à New York a consacré un jour d’Hommage à Dag Hammarskjöld pour exalter et encourager ainsi les principes de paix et de coopération internationales pour lesquels Dag Hammarskjöld s’est sacrifié.

10) A Copenhague et à Aalborg au Danemark, une rue porte le nom de Dag Hammarskjöld.

11) Le Parc Manhattan près des Quartiers des Nations Unies est appelé Dag Hammarskjöld Plaza ainsi que plusieurs Buildings de travail dans les environs.

12) Dag Hammarskjöld est honoré comme un homme de paix sur le Calendrier des Saints de l’Eglise Evangélique Luthérienne aux Etats-Unis le 18 Septembre de chaque année.

13) En Zambie, le plus grand stade de football de Ndola s’appelle Dag Hammarskjôld en souvenir du crash de l’avion en 1961 où périt le secrétaire Général de l’ONU.

14) Plusieurs Universités, Instituts et Ecoles portent le nom de Dag Hammarskjöld parmi lesquels se trouvent l’Institut Hammarskjöld dans Township Brunswick East, New Jersey, Institut Dag Hammarskjöld en Wallingford, Connecticut, Dag Hammarskjöld Institut à Parma, Ohio et Hammarskjöld Institut à Tunder Bay à Ontario.

15) En 1962, La Fondation Dag Hammarskjöld a été créée en Suède comme Hommage National du Peuple Suédois à Dag Hammarskjöld.

16) L’Université Carleton à Ottawa a récompensé Dag Hammarskjöld comme son tout Premier Lauréat promu Doctor honoris causa en 1954 et perpétue cette tradition en conférant le titre de Doctor honoris causa à chaque Secrétaire Général des Nations Unies.

17) Le 22 juillet 1997, le Conseil de Sécurité de l’ONU dans la Résolution 1121 (1997) a instauré la Médaille Dag Hammarskjöld en signe de reconnaissance et d’hommage à tous ceux qui ont perdu leur vie dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies.

18) L’Université Colgate récompense chaque année avec le Prix Dag Hammarskjöld l’étudiant qui par ses études et recherches a fait progresser la Cause de la paix et de la prévention des conflits dans le Monde.

19) Témoignage de Kofi Annan sur Dag Hammarskjöld : « Par sa vie et sa mort, ses paroles et ses actes, il a fait plus que ce que sa fonction attendait de lui et certainement plus que toute autre personne, homme ou femme a fait dans l’histoire des Nations-Unies. Sa sagesse et sa modestie, son intégrité irréprochable et le don de soi pour le devoir sont devenus les standards et les paramètres exemplaires pour tous ceux qui sont au service de la Communauté Internationale et spécialement pour tous ses successeurs qui constatent chaque jour qu’il leur est impossible de s’élever jusqu’à lui et de l’égaler. Il n’y a de meilleure règle pour un Secrétaire Général d’aborder les problèmes et de relever les nouveaux défis que de se demander : Comment Hammarskjöld aurait fait ? (…) » (Kofi Annan, « Dag Hammarskjöld and the 21st Century », Uppsala, 6 septembre 2001.

20) Le Staff des Nations Unies ont créé un Comité et une Fondation pour garder perpétuer la Mémoire de Dag Hammarskjöld « Living Memorial ». Le Quartier Général de la Fondation se trouve à Stockholm. Le Comité a invité l’artiste Marc Chagall pour achever une partie de son travail en hommage à Dag Hammarskjöld et à tous ceux qui ont perdu leur vie dans la cause de la paix. Il a été décidé qu’un Monument soit construit à la Fondation. Lors de sa première visite au Quartier Général des Nations Unies, le 15 mai 1963, Marc Chagall dédicaça le Mémorial avec ces mots : « En tous ceux qui ont servi les buts et principe de la Charte des Nations Unies et pour lesquels Dag Hammarskjöld a donné sa vie »(To all who served the Purposes and Principles ont the United Nations Charter, for which Dag Hammarskjöld gave his life ).

Spiritualités et Marques

En 1953, peu après son élection en tant que secrétaire Général de l’ONU, Dag Hammarskjöld , interviewé sur la radio by Edward R. Murrow, avait déclaré ceci :

« Mais l’explication de savoir comment un homme pourrait consacrer activement sa vie à une cause sociale et être en harmonie avec lui-même comme membre de la Communauté de l’Esprit. J’ai trouvé dans les écrits des grands mystiques médiévaux (Meister Eckhart et Jan Van Ruysbroek) pour qui le don de soi-même était la meilleure voie de se réaliser et qui dans la méditation et la recherche de la vérité avaient trouvé la force de dire oui à chaque demande de service sollicité par leurs voisins et de dire oui aussi à chaque moment du destin quand ils suivent l’appel du devoir de leur vie tel qu’ils le comprennent ».

Son seul livre, Vâgmärken (Markings) a été publié en 1963. C’est une collection de réflexions. Ce livre a été commencé en 1925 quand il avait encore 20 ans et s’est terminé à sa mort en 1961. Markings a été décrit par un théologien protestant, Henry P. Van Dusen, comme « la plus noble révélation du combat spirituel et du triomphe, peut-être le plus grand testament d’une foi personnelle écrite dans le feu de la vie professionnelle and pendant l’accomplissement des responsabilités au service de la paix et de l’ordre dans le Monde. Dag Hammarskjöld a écrit par exemple ceci :

« Nous ne sommes pas autorisés à choisir le côté de notre destinée. Mais ce que nous y mettons est la part de nous-mêmes. Celui qui veut l’aventure expérimente celle-ci selon la mesure de son courage. Celui qui veut le sacrifice se sacrifiera selon la mesure de la pureté de son cœur ».

Dans la préface de Markings, le poète anglais WH Auden a décrit Hammarskjöld comme ceci :

« Dans notre âge, la voie de la sainteté passe nécessairement à travers le monde de l’action ».

Notre conclusion sur Dag Hammarskjöld :

Dag Hammarskjöld était un Suédois. Il n’avait aucun engagement partisan dans son pays et appartenait donc à toute la Suède. Ce qu’il a été et qu’il a réalisé dans plusieurs domaines en Suède et dans le Monde est le fruit de son éducation, de sa formation et du génie de tout le Peuple Suédois. Il a servi le Peuple Suédois à travers les Organes Etatiques de la Suède. Membre de plusieurs Délégations de son pays et même à la tête de ces Délégations, il a représenté son pays dans les Conférences Internationales et y a défendu la position de la Suède.

Elu et réélu Secrétaire Général de l’ONU, il a honoré son pays dont il a été la fierté par sa valeur intrinsèque, son talent, son charisme, ses paroles, ses actes et son engagement dans les différentes causes nobles dans le Monde. Au cours de ses deux mandats en tant que Secrétaire Général de l’ONU, il a marqué cette Organisation Internationale de son empreinte indélébile par une organisation inédite des services administratifs, par sa modestie, sa simplicité et sa vision; par sa gestion saine et transparente et en inspirant plusieurs résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée Générale en faveur des nobles causes dans le Monde. Il est une source d’inspiration riche et intarissable pour tous ses successeurs et pour plusieurs hommes d’Etat dans le Monde. Plusieurs organisations scientifiques, culturelles et humanitaires; plusieurs fondations, bibliothèques, centres de formation et d’octroi des bourses d’études; sites historiques et touristiques; quartiers, décorations honorifiques, villes, rues, universités, monuments… portent désormais son nom dans le Monde. Il en va de même pour Patrice Emery Lumumba qui est honoré au Congo/Kinshasa et partout dans le Monde

Dag Hammarskjöld est allé mourir loin de son bureau de travail de l’ONU à New York. Il est allé mourir en Afrique (Ndola, localité de la Zambie située à la frontière avec le Congo/Kinshasa, non loin de la ville de Lubumbashi, chef-lieu du Katanga très riche en plusieurs minerais tant convoités dans le Monde) pour préserver l’indépendance, la souveraineté, l’intégrité territoriale, la liberté, la démocratie, la stabilité et la paix au Congo/Kinshasa. C’est aussi à Lubumbashi que Patrice Emery Lumumba a rencontré la mort.

Dag Hammarskjöld et Patrice Emery Lumumba ont été quelques-unes des meilleures Clairières et des meilleures expression de l’éclat de la Vérité, du Bien, de la Justice, de la Liberté et de la Paix. Le Peuple Suédois, le Peuple Congolais, tous les Peuples Africains, tous les Pays Membres de l’ONU et toute la Communauté Internationale ont été bénéficiaires des bienfaits de ces deux hommes, du sacrifice suprême de leur vie et de leur Martyre, et ils ont contracté une dette considérable à leur égard. C’est un devoir sacré et une exigence absolue pour nous tous de nous montrer dignes de leur Martyre et de faire en faire en sorte que leur sang n’ait été pas versé pour rien. La meilleure façon de nous acquitter de cette dette est de poursuivre leur Combat.

10. Le « Programme de Stockholm » pour le Mandat de la Suède à la Présidence en exercice de l’Union Européenne

Le génie et l’esprit Suédois ont encore marqué le Discours du Premier Ministre Suédois le 15 Juillet 2009 dans lequel il a présenté au Parlement Européen le « Programme de Stockholm » pour le Mandat de la Présidence en exercice de la Suède de l’Union Européenne. En effet, dans ce Discours, nous avons noté notamment les idées-maîtresses ci-après :

1. Tous les peuples de la Terre ont droit à la paix, à la sécurité, à la stabilité, au respect de leurs libertés et de leurs droits, à la démocratie, à la justice, aux conditions décentes de la vie et aux bienfaits issus du progrès.

2. Toute la Communauté Internationale doit se sentir concernée et interpellée par les problèmes énormes auxquels se trouvent confrontés les pays pauvres et les plus défavorisés et en particulier le continent africain.

3. De toutes les institutions nationales et internationales, le Parlement constitue « le noyau central de la démocratie ».

4. C’est en travaillant ensemble que nous relèverons les différents défis qui se posent dans ce monde, à savoir : la crise climatique dont les conséquences seront néfastes sur la vie des plantes et des animaux ainsi que sur tous les hommes de la Planète et en particulier sur les pays tels le Bangladesh, la Chine Orientale et le Vietnam, le Traité de Lisbonne, la crise économique et financière, la crise énergétique, l’emploi, le chômage, l’immigration, la sécurité sociale, le terrorisme, la crise énergétique, la crise écologique, la criminalité organisée, l’élargissement et l’intégration européennes, le trafic des stupéfiants, la traite des êtres humains, les initiatives régionales comme l’Union pour la Méditerranée et le Partenariat Oriental, le processus de paix au Moyen-Orient, en Iran, en Afghanistan, au Pakistan et en Corée du Nord.

5. Pour tous les peuples, toutes les sociétés et toutes les organisations, il est nécessaire de se doter d’un leadership compétent et responsable pour surmonter les crises, relever les défis et progresser et d’un cadre institutionnel étant donné qu’il définit ce qu’on peut et doit faire et dans quels domaines agir.

6. Un cadre institutionnel démocratique, transparent et efficace apporte des bienfaits uniques et énormes aux peuples, sociétés et organisations qui en sont les promoteurs et les bénéficiaires.

Excellences,

Nous pouvons allong

Verrouillé