Action en justice contre Joseph Kabila (2)

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Action en justice contre Joseph Kabila (2)

Message par udps_be » ven. avr. 16, 2010 12:32 pm


A. Diagnostic des experts et analystes belges, français et américains

Cfr : notamment : Réformes au Congo(RDC) : attentes et désillusions, Cahiers Africains, Afrika Studies, n° 76, L’Harmattan, 2009). Pour ces experts :

Le Congo/Kinshasa est un cas d’école en matière d’Etat en faillite et toutes les soit-disantes solutions proposées et appliquées ont échoué. De nombreux responsables congolais actuels ne seraient plus d’aucune utilité si de véritables réformes se mettaient en place. L’exemple de «réformes au visage de mascarade» dévoile que ces responsables sont très impliqués dans le ralentissement, le blocage, voire le sabotage du processus de réforme.

1) La mise du Congo sous le régime de semi-tutelle depuis l’accession de Joseph Kabila au pouvoir. Depuis l’accession à la présidence de Joseph Kabila, en janvier 2001, jusqu’à la tenue des élections au second semestre 2006, la RDC a été placée sous un régime de semi-tutelle internationale. Les acteurs internationaux sont intervenus avec force par l’octroi de financements et en « inspirant » des textes juridiques et des programmes gouvernementaux, mais la mise en œuvre des lois et des programmes est restée de la compétence et responsabilité des autorités nationales. Mais tout a abouti par l’ECHEC.

2) Echec de la gouvernance, de la réforme des forces armées, de la reconstruction économique et des élections. Sur le plan de la gouvernance, la réforme des forces armées, la reconstruction économique, l’action a échoué ou a produit des résultats limités et fragiles. Et les attentes nourries à l’égard des élections se sont révélées trompeuses. Celles-ci n’ont pas conduit à l’instauration d’un Etat de droit démocratique témoignant d’une capacité de gouvernance. Et les dirigeants congolais opposent désormais aux critiques et aux pressions internationales leur « légitimité » électorale. Et ces élections ont montré l’existence d’un fossé considérable entre les dirigeants politiques et la population.

3) ECHEC de la réforme du système judiciaire congolais. L’échec de la réforme du système judiciaire est à l’image du reste de l’appareil d’Etat, en ruines. Le rythme des réalisations est lent : certains aspects de la réforme sont clairement bloqués ou ralentis par le pouvoir. D’autres objectifs restent au stade de l’incantatoire parce qu’ils s’avèrent aller à l’encontre des habitudes et des pratiques du monde judiciaire. La réforme de la justice apparaît bien comme une nécessité, mais aucune stratégie pertinente n’a encore été trouvée pour sa mise en œuvre. L’impasse dans laquelle se trouve cette réforme particulière invite à repenser la globalité des réformes liées à la gouvernance.

4) ECHEC de la réforme de la Sécurité : La question de la sécurité se trouve au cœur même des défis de réhabilitation de l’Etat et de développement d’un espace démocratique en RDC. Au quotidien, la population est confrontée à différents services de sécurité, tous aussi prédateurs les uns que les autres.

5) La catastrophe alimentaire : Avec seulement 1.7% du budget national consacré à l’agriculture, le Ministère de l’Agriculture et du Développement rural n’a pas les moyens de réaliser les ambitions officiellement déclarées. Comme dans d’autres secteurs de base, le peu qui se fait pour la production et la commercialisation des denrées alimentaires est mis en œuvre par les partenaires techniques et financiers étrangers. Le développement économique stable et durable a échoué. « Le grand bond en avant » se fait attendre : il crée déjà des désillusions aussi bien au sein de la population que parmi les membres du gouvernement..

6) Echec de la réunification du Territoire National : Les dirigeants congolais n’ont pas réussi à réunifier le territoire congolais ni à restaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue de la République du Congo. Les années de guerre ont renforcé l’« archipellisation » du Congo. Les portions entières du Territoire congolais sont jusqu’à ce jour sous occupation des armées et milices étrangères y compris des milices génocidaires extrémistes rwandais interahamwe. Ces armées et ces milices étrangères infligent chaque jour à la population congolaise des sévices insupportables comme à des esclaves et à des animaux.

7) Echec des grandes initiatives et de nombreux projets de la réhabilitation de l’Etat. Les grandes initiatives et les nombreux projets menés en faveur de la réhabilitation de l’Etat congolais (rétablissement de la sécurité, réduction de la pauvreté, amélioration de la gouvernance, de la gestion macroéconomique, réhabilitation des infrastructures…) ont échoué. La responsabilité de cet échec est partagée par les acteurs internationaux et les autorités congolaises.

8) La réhabilitation d’un Etat au Congo/Kinshasa a été une véritable alchimie. La RDC est un vaste laboratoire où se rencontrent plusieurs partenaires internationaux. Motivés par différentes logiques, ils disent tous vouloir reconstruire l’Etat, rétablir la sécurité, réduire la pauvreté, améliorer la gouvernance et l’autorité de la loi, améliorer la gestion macroéconomique, et réhabiliter les infrastructures. Toutefois, malgré l’importance des financements octroyés par la Communauté internationale, la compétence des experts et des consultants internationaux, et la volonté de changement affichée par les dirigeants politiques congolais, rares sont les signes tangibles de progrès en matière de reconstruction de l’Etat. La vulnérabilité physique et la pauvreté se sont aggravées en dépit du nombre croissant d’initiatives prises, financées et mises en œuvre par les partenaires internationaux du Congo. Nombreux sont les programmes humanitaires et de développement qui ont généré des résultats indésirables. Une part importante des euros et des dollars consacrés à l’aide humanitaire a été gaspillée ou détournée, et continue de l’être.

9) Echec de la gestion de dette et du développement. Malgré immenses richesses et les potentialités considérables dont regorge le Congo dans les divers domaines, tous les programmes d’ajustement structurel, d’allègement et de rééchelonnement de la dette, la situation économique et sociale reste des plus fragiles et le pays est loin d’atteindre les objectifs du Millénaire fixés pour 2015. Les taux de pauvreté et de malnutrition se sont fortement aggravés depuis le début des années 1990. Les dirigeants congolais n’ont pas réussi à reconstruire l’Etat et à promouvoir le développement économique et social dans un monde multipolaire où les puissances se concurrencent pour l’exploitation des richesses naturelles.

10) Echec de la gestion du secteur minier. Le Congo figure parmi les pays africains les plus riches en ressources naturelles. Ce pays est pourtant pris dans une spirale de paupérisation qui n’est pas sans lien avec les formes de mise en valeur de ressources naturelles. Toutes les réformes entreprises dans le domaine minier pour assainir l’exploitation minière et la gouvernance, renforcer l’efficacité de l’Etat, réduire la pauvreté, favoriser la participation du secteur minier à la dynamique de développement, développer le pays et attirer les investisseurs ont échoué. Les réformes adoptées ont induit l’adoption des normes peu adaptées aux réalités et besoins du secteur et ce principalement dans des domaines jugés critiques pour atteindre les objectifs de développement social et économique ainsi que pour garantir la protection de l’environnement.

11) La Responsabilité de l’ECHEC : Si les carences dans la direction de l’Etat par la classe gouvernante sont patentes, la communauté internationale qui s’est engagée massivement dans le soutien des institutions congolaises porte également une part de responsabilité. La responsabilité de cet échec est partagée par les acteurs internationaux et les autorités congolaises. Les stratégies de reconstruction de l’Etat pansent les plaies, sans soigner les causes émanant des problèmes : les facteurs historiques et les fondements socioéconomiques de tension, de méfiance, de violence. Le nouveau partenariat international avec le Congo fait figure de rapiècement d’un vêtement en lambeaux. L’exemple de « réformes au visage de mascarade » dévoilent que ces responsables sont très impliqués dans le ralentissement, le blocage, voire le sabotage du processus de réforme.

12) Les caractéristiques des Etats en faillite selon les politicologues. Les états en faillite se caractérisent par les faiblesses performances économiques, le dysfonctionnement des sphères politiques et institutionnelle, l’incapacité à garantir la sécurité, le respect de la loi et l’ordre public et à répondre aux attentes de la société (Zatman 1995 : 5-11). En d’autres termes, il s’agit d’Etats dont les gouvernements sont inaptes à exercer le contrôle légitime sur leur territoire.

B. Que faut-il faire en cas d’Etats manqués comme l’est le Congo/Kinshasa ?

Pour le Professeur américain Noam Chomsky, les Etats manqués se caractérisent par les caractéristiques ci-après :

· Ils ne peuvent pas ou ne veulent pas protéger leurs citoyens de la violence, voire de la mort.

· Ils ont tendance à se croire au-dessus des lois nationales ou internationales, donc libres de se livrer à des crimes, agressions et méfaits.

· Ils mettent leurs peuples et les autres populations dans l’insécurité et en péril et obligent les autres pays et les autres peuples à intervenir par différentes actions pour mettre hors d’état de nuire les bandits à mains armées qui règnent dans ces Etats manqués, assujettissent leurs peuples et les livrent à de pires sévices et mettent les autres peuples dans l’insécurité et en péril.

· Ils ont les dehors d’une démocratie, mais souffrent d’un grave déficit démocratique qui prive leurs institutions formelles de contenu réel.

(Noam Chomsky, Les Etats manqués. Abus de puissance et déficit démocratique (Fayard, 2006, p.7 ).

C. Le Congo est l’un des Géants d’Afrique et du Monde

Le Congo est un sous-continent par sa superficie (3ème d’Afrique et 12ème au Monde). Il occupe une position multi-géostratégique au cœur de l’Afrique et au centre du Monde. Il est l’un des plus grands réservoirs des matières premières – parmi lesquelles l’uranium et les matériels utilisés dans les engins explosifs -, d’eau et d’énergie du Monde ; l’un des Greniers de la Terre ; l’un des Foyers de la Méga-biodiversité de la Planète et l’un des centres les plus riches en ressources humaines, multiculturelles et multi-artistiques du Monde. Il recèle de potentialités économiques et industrielles considérables.

Si un tel pays devient est un Etat de droit démocratique, géré par des hommes d’Etat, des démocrates et des humanistes, il deviendra le pays le plus stable, le plus développé et le plus prospère d’Afrique ; l’Epicentre de la paix, de la stabilité, de l’entente, de la sécurité et de la diffusion de la liberté, de la démocratie et de la richesse en Afrique et dans le Monde ; il contribuera à la réalisation des Objectifs du Millénaire, à la solution de nombreux problèmes et défis mondiaux et au triomphe des idéaux, valeurs et causes nobles et justes dans le Monde.

Malheureusement, le Congo/Kinshasa est transformé en une jungle. Il est un Etat manqué, un pays hors la loi, un Non-Etat, un Non-Etat de droit et Non-Etat de droit démocratique. Le Congo est transformé en une véritable jungle, un simple comptoir de matières premières et un espace minier libre-service où tous les affreux y compris les génocidaires, les Agents d’Al-Qaeda, les terroristes internationaux et leurs relais ont accès facile et direct à toutes sortes de minerais du Congo, même à l’uranium et aux matériels utilisés dans les engins explosifs.

Les agents d’Al Qaeda, les autres pays et les autres réseaux des terroristes s’approvisionnent dans les réservoirs des minerais du Congo pour s’enrichir, se donner des armes atomiques et préparer des attentats dans le Monde y compris attentats avec les matériels radioactifs et les engins explosifs. Ceux qui cherchent des preuves irréfutables sur ces faits et qui veulent surprendre les dirigeants congolais et ces terroristes la main dans le sac sont naïfs.

La vie et la sécurité du Peuple Congolais et des Peuples du Monde entier sont mis en danger et en péril si les dirigeants congolais actuels perdurent au pouvoir. L’Apocalypse nucléaire mondiale viendra des minerais du Congo si rien n’est fait pour mettre ces dirigeants hors d’état de nuire. Se concentrer sur les dirigeants iraniens ne suffit pas, il faut se concentrer aussi sur tous les pays producteurs de l’uranium et sur les dirigeants de ces pays. Les articles publiés par The Sunday Times sur la vente de l’uranium congolais à l’Iran méritent toute notre attention.

D. Appel de Bertrand Russel et Albert Einstein et des autres

En juillet 1955, Bertrand Russel et Albert Einstein demandaient à tous les êtres humains de faire abstraction de leurs opinions bien arrêtées sur de multiples problèmes et de se considérer « exclusivement comme les membres d’une espèce biologique qui a derrière elle une histoire exceptionnelle et dont aucun d’entre nous ne peut désirer la disparition.

Le risque de destruction nucléaire et d’ultime catastrophe mis en avant par Russel et Einstein n’a rien d’abstrait. Les risques sont réels de « tir nucléaire par accident ou inadvertance » et les risques d’attentat nucléaire opéré par les terroristes sont aujourd’hui élevés :

- M. Robert McNamara, Ancien Secrétaire à la Défense du Président John Kennedy, a souscrit au jugement de M. William Perry, Ancien Secrétaire à la Défense du Président Clinton, selon lequel il existe une probabilité supérieure à 50% de frappe nucléaire contre des cibles américains (Cfr Robert McNamara, Foreign Policy, mai-juin 2005).

- Il y a consensus chez les experts de la sécurité nationale, assure Graham Allison, pour penser qu’un attentat à la bombe sale est inévitable, et qu’un attentat à l’arme nucléaire est très probable si les matières fissiles – l’ingrédient essentiel – ne sont pas récupérées et sécurisées (Graham Allison, Nuclear Terrorism, Times Books, 2004). Lui aussi, cite des cas d’alerte très chaude.

Fait à Bruxelles, le 12 Avril 2010.
Dr François Tshipamba Mpuila
Représentant de l’UDPS/BELUX
Contact : GSM 0032-485-270-866 ; E-mail : tshipambampuila@yahoo.fr; Website : http://www.udps.be


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