Astuces de Kabila pour prolonger la tragédie congolaise

Espace réservé à la Représentation UDPS BELUX

Modérateur : Lacoste

Verrouillé [phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/vendor/twig/twig/lib/Twig/Extension/Core.php on line 1275: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable
Avatar du membre
udps_be
Administrateur - Site Admin
Messages : 710
Enregistré le : sam. août 05, 2006 8:41 pm
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/vendor/twig/twig/lib/Twig/Extension/Core.php on line 1275: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable

Astuces de Kabila pour prolonger la tragédie congolaise

Message par udps_be » mar. avr. 20, 2010 7:41 am

Astuces de Joseph Kabila pour prolonger la tragédie congolaise, parachever le Génocide et aboutir au Désastre total et au Chaos Final

Les dirigeants congolais étouffent astucieusement les initiatives de réforme sans toutefois les asphyxier totalement. L’objectif est double : garder les réformes en vie (pour obtenir des fonds, maintenir des relations défendables avec les partenaires étrangers, rester dans le train du processus…) et en même temps de les ralentir, les bloquer et les saboter. M. Karel De Gucht a très bien compris cette subtilité quand il a déclaré que peu de responsables politiques congolais qu’il a rencontrés à Kinshasa l’ont convaincu.
Mamadou Diouf (2002) traduit cette subtilité à l’aide de l’image suivante : « Les poissons ne peuvent pas voter un budget pour l’achat des hameçons ». Si de véritables réformes se mettaient en place, de nombreux responsables et intermédiaires congolais ne seraient plus d’aucune utilité et ne pourraient plus prélever leurs commissions. Ils déclarent œuvrer pour les réformes tout en s’assurant de ne pas couper la branche sur laquelle ils sont assis..
Le crocodile et le scorpion
Un jour, à Kinshasa, un scorpion demande à son voisin crocodile de l’aider à franchir le majestueux fleuve Congo : Je dois me rendre à Brazzaville, mais je ne sais pas nager. Vous nagez avec tant d’élégance. Laissez-moi monter sur votre dos et partons ensemble.
Le crocodile lui rétorque : Cher scorpion, je te connais et je me méfie de la réputation de ton espèce. Quand nous serons au milieu du fleuve, tu me piqueras et nous nous noierons tous les deux.
Le scorpion lui répond : Pourquoi ferais-je une telle chose ? Si je vous pique et que mous mourez, je me noierai moi aussi.
Le crocodile réfléchit un instant, puis accepte de faire traverser le scorpion. : Monte et partons avant que la nuit ne tombe !
Ils quittent la berge et se dirigent vers Brazzaville. Soudain, arrivés au beau milieu du fleuve, le scorpion pique le vaillant nageur à la nuque.
Le crocodile étonné, déçu, désillusionné et désemparé, tout juste capable de respirer, demande au scorpion : Pourquoi as-tu fait cela ?. Je n’ai plus de force, et l’on n’y arrivera point.
Le scorpion lui répond, avant de disparaître sous l’eau : C’est ainsi. Il ne faut point chercher à comprendre : nous sommes au Congo.
La sécurité alimentaire
La sécurité alimentaire, non seulement au Nord-Kivu, mais aussi de l’ensemble de la RDC, reste préoccupante (Kankonde et Tollens, 2001, Tollens, 2001, 2004 et 2006). Selon le dernier Rapport de la FAO sur l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde en 2006, le % des personnes sous-alimentées dans la population congolaise totale est, de 72%, avec une consommation moyenne journalière de 1610 cal/personne (la norme FAO/OMS s’élevant à 2200 cal/personne/jour). Par rapport à la période de référence de 1990-1992, le pays compte trois fois plus de personnes sous-alimentées aujourd’hui. Parmi les facteurs de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition, il y a notamment la baisse de production agricole, l’insuffisance des approvisionnements alimentaires, l’absence des technologies appropriées pour la conservation des produits agricoles, le faible pouvoir d’achat des populations….Reconstruire un Etat viable constitue un immense défi, car il s’agit de reconstituer des institutions locales performantes et répondant aux besoins de la population.
Nul bailleur ne peut se substituer au gouvernement congolais. C’est à lui que revient l’impérieuse nécessité de se doter d’institutions publiques, de politiques et d’investissements publics conduisant à une meilleure sécurité alimentaire et à un développement agricole et rurale bénéficiant à une large partie de la population. Un développement dit inclusif et équitable pour tous. Aussi longtemps que qu’elle ne se conformera pas à l’engagement de Maputo, la RDC n’y arrivera pas et elle demeurera un Etat en faillite pour sa population. Manger à sa faim est une condition sine qua non de tout développement durable. Les importations alimentaires ne cessent d’augmenter malgré la faiblesse de la création d’emplois dans le secteur formel, aussi bien en ville qu’en milieu rural. On signale même l’importation du manioc d’origine asiatique. Il manque une relance de l’économie nationale à l’intérieur du pays, et surtout, de l’agriculture, des cultures d’exportation et du tissu de l’économie marchande basée sur les échanges entre les régions du pays.
Beaucoup d’investisseurs et privés nationaux et internationaux hésitent encore. Le « grand bond en avant » espéré et souhaité après les élections ne s’est pas fait. Des illusions et des découragements se font déjà jour, portant en eux le germe de déraillements et de dérapages.
Cfr : Le livre publié par les experts et analystes belges, français et américains intitulé Réformes au Congo (RDC) : Attentes et désillusions, Cahiers Africains, Afrika Studies, n° 76, édition L’Harmattan, 2009, pp. 25, 13, 220, 227.
Economie et corruption

Indice de perceptions de la corruption : la RDC occupe en 2007 la 168e place sur 179 avec un score de 1,9 sur 10. L'économie de la RDC souffre de plusieurs problèmes, notamment la corruption. Le rapport de l’ONG Transparency International attribue chaque année des mauvaises notes à la RDC. Pour l'année 2006, elle s'est classée 6e pays le plus corrompu de la planète et 3e de l'Afrique. .
L'économie de la RDC est l'une des économies les moins compétitives d'Afrique, la RDC faisant partie des pays les moins avancés (PMA), étant classé en 2006 parmi les dix pays les plus pauvres du monde. Son économie est handicapée par une guerre civile larvée entretenue par les dirigeants larvée et un des niveaux de corruption les plus élevés de la planète. Les inégalités y sont très marquées. Environ 80 % de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté fixé à 2 dollars par jour. Près de 44 % des femmes et environ 22 % des hommes n’ont aucun revenu. Les disparités régionales sont très fortes, avec un taux de chômage très élevé avoisinant les 40 %, des salaires et des prestations sociales dérisoires dans tout le pays.
La RDC occupe, en 2008 selon la Banque mondiale, la 178e position, c'est-à-dire la dernière place sur la liste des pays du monde considérés d'après leurs capacités à offrir de réelles facilités de faire des affaires..
Et pourtant, la RDC possède des gisements contenant une cinquantaine de minerais recensés, mais seulement une douzaine de ces derniers est exploitée: le cuivre, le cobalt, l'argent, l'uranium (par Areva), le plomb, le zinc, le cadmium, le diamant, l’or, l’étain, le tungstène, le manganèse et quelques métaux rares comme le coltan. La RDC extrait également de son sous-sol des diamants. Les réserves sont très importantes, ainsi le pays possède la deuxième réserve mondiale en cuivre avec 10 % du total recensé sur la planète et surtout les plus importantes réserves de cobalt (près de 50 %).
La RDC possède un quart des réserves mondiales des diamants..
La riche hydrographie de la RDC lui confère un potentiel hydroélectrique estimé à 100 000 MW, soit 13 % du potentiel hydroélectrique mondial. La RDC se classe parmi les 10 pays de la méga biodiversité du monde avec 480 espèces de mammifères, 565 espèces d’oiseaux, 1 000 espèces de poissons, 350 espèces de reptiles, 220 espèces de batraciens et plus de 10 000 angiospermes dont 3 000 seraient endémiques. Elle a une faune naturelle exceptionnelle (on y trouve tous les grands animaux de l’Afrique) et a des espèces rares. Tout ce capital n’a pas été épargné par les divers conflits provoqués et entretenus par les dirigeants et leurs effets dévastateurs sur la faune et la flore. Des milliers d’hectares de forêts sont dégradés, entraînant une diminution de la biodiversité. Les aires protégées font l’objet de spoliation, de contrebande et de braconnage; la pression de la chasse et du braconnage a été très forte sur certaines espèces (comme l'Hippopotame, chassé pour l'ivoire de ses défenses suite à l'embargo sur l'ivoire d'éléphant) ces dernières années.
L’économie de la République Démocratique du Congo est aujourd’hui bien plus pauvre qu’elle ne l’était à l’indépendance. La désorganisation de l’offre et l’érosion presque continue de la demande l’ont entraînée dans une spirale négative, provoquant l’informalisation de secteurs entiers, voire leur « criminalisation ».
Selon les statistiques du BIT la population œuvrant dans l’économie informelle est estimée à 19 871 347 personnes soit 72 % de la population en âge actif.
Finances publiques
Le budget est largement dépendant des ressources extérieures sous forme de dons et de prêts qui, depuis 2003 dépassent les recettes propres de l’État. Pour l’année 2004, l’appui direct au budget s’élève à plus de 240 millions de dollars, provenant de la Banque mondiale et de la BAD (Banque africaine de développement).
Actuellement, les dépenses de santé, d’éducation et d’infrastructures économiques de base dépendent exclusivement des financements extérieurs.
La dette extérieure est très élevée (12,6 milliards de dollars ou près de 200 % du PIB à la fin 2004). En ce qui concerne la dette bilatérale, la RDC a signé en septembre 2002 un accord de restructuration avec le Club de Paris et a bénéficié d’un allégement de 67 % du service de la dette. Ensuite, dans le cadre de l’initiative PPTE (Pays pauvres très endettés), l’allègement a été porté à 90 % et représentait 100 millions de dollars en 2003, 200 millions de dollars en 2004 et à partir de 2005, entre 200 et 400 millions de dollars par an. Plusieurs pays ont indiqué leur volonté d’effacer la dette dès que le pays aura atteint le point d’achèvement, et même dès à présent (pour la Suisse). La Belgique donne chaque année 200 millions d'euros à la RDC. (Wikipedia).

Fait à Bruxelles, le 16 Avril 2010.
Dr François Tshipamba Mpuila
Représentant de l’UDPS/BELUX
Contact : GSM 0032-485-270-866 ; E-mail : tshipambampuila@yahoo.fr; Website : http://www.udps.be


Verrouillé [phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/vendor/twig/twig/lib/Twig/Extension/Core.php on line 1275: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/vendor/twig/twig/lib/Twig/Extension/Core.php on line 1275: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/vendor/twig/twig/lib/Twig/Extension/Core.php on line 1275: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable