Affaire Bundu dia Kongo : un rebondissement planifié plan

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samy musampa batenababo
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Affaire Bundu dia Kongo : un rebondissement planifié plan

Message par samy musampa batenababo »

De : mantoto bula (bula_mantoto@yahoo.fr)
Envoyé : mercredi 3 septembre 2008 17:49:11
À : sammusampa@hotmail.com

Salut Sam,

J'espère que tu vas bien. Voici un nouvel article à publier si possible. Merci d'avance.

Blaise



Affaire Bundu dia Kongo : un rebondissement planifié plane…

Comme pour tuer un serpent, couper sa queue ne suffit pas puisqu’elle peut régénérer, seule sa décapitation peut induire sa mort certaine et sa disparition définitive. Ainsi, après avoir obtenu en toute illégalité l’interdiction du mouvement Bundu dia Kongo (BDK), en mars dernier, Joseph Kabila, par le biais du Procureur Général de la République (PRG) a décidé de s’offrir la tête du leader du BDK en la personne de Ne Muanda Nsemi comme initialement prévu dans son plan machiavélique.



Ce plan concocté de longues dates devait aboutir à la déchéance politique du chef spirituel du BDK notamment le retrait de son immunité parlementaire. Ainsi dépourvu de ce privilège conféré par son statut de député national, il pouvait être déféré à « l’in-justice » congolaise sous la coupe « Kabilienne » et, ensuite moisir en prison. De cette façon la tête du BDK décapitée, c’en était fini de la régénération de sa queue.



Joseph Kabila, par le PRG interposé, vient de relancer cette ultime phase de son plan d’anéantissement total du BDK. Son procureur a transmis au bureau du président de l’assemblée nationale le dossier concernant la demande d’invalidation du mandat de Ne Muanda Nsemi. D’après l’article du journal « le Phare » du 26 août dernier intitulé : « Session parlementaire explosive en septembre : Le mandat d’arrêt contre le chef de BDK relancé », le PRG n’attend plus que le quitus de la majorité parlementaire pour déclencher l’offensive.



C’est clair, le rebondissement de l’affaire BDK, c’est, peut-être pour bientôt. Mais pourquoi cet acharnement sur le chef spirituel du BDK quand on sait qu’un rapport fouillé de la Monuc a établi formellement la responsabilité du gouvernement et officiers militaires congolais dans le carnage de plus d’une centaine d’adeptes du BDK, des populations civiles … au Bas-Congo aux moyens d’armes de guerre ? Pourquoi Kabila par son procureur veut-il forcer les parlementaires à débattre d’un dossier pour lequel ceux-ci avaient formulé en avril dernier des recommandations non suivies à ce jour par lui et son gouvernement ? Quelle ambiguïté que de mobiliser le parlement pour légiférer afin d’offrir à Laurent Nkunda une amnistie sur un plateau doré, d’une part, et d’autre part, instrumentaliser les parlementaires à signer l’acte d’immolation de Ne Muanda Nsemi ?



Dans la relance du dossier sur le retrait de l’immunité parlementaire du leader du mouvement BDK, il y a certainement un mobile qui ne dit pas son nom. Il s’agit des enjeux liés aux élections urbaines, municipales et locales qui profilent à l’horizon. Maintenant que certains partenaires internationaux commencent à bouger au sujet des apports financiers nécessaires à l’organisation desdites élections, qu’il faille en amont cogiter sur la meilleure façon de se débarrasser de certains leaders provinciaux capables par leur influence étendue d’inciter à « un vote-sanction » contre le pouvoir en place.



Et, Ne Muanda Nsemi est donc l’un de ces leaders dont la notoriété provinciale et nationale constituerait une barrière face aux tentatives d’inféodation de la province du Bas-Congo au Pprd parti de Joseph Kabila. Ce dernier le sait, dans le cadre des enjeux inhérents à ces élections urbaines, municipales et locales, il ne suffit pas de se satisfaire de l’interdiction du BDK, tant que sa tête jouissant d’une immunité parlementaire n’est pas coupée. Voilà qui explique entre autre cet acharnement du pouvoir à ce fils Ne Kongo digne de ce nom et qu’il n’arrivera pas à soudoyer, heureusement.



Comme on peut s’en apercevoir, le rebondissement de l’affaire BDK tel qu’envisagé par le procureur de Kabila est hautement stratégique vu la position géographique de la province du Bas-Congo par rapport à Kinshasa. Dans les prévisions du pouvoir, il y a cette détermination de s’assurer le contrôle total politico-administratif et économique de cette province par le Pprd de Kabila et ses partis satellites. Et cela par la fraude électorale comme à l’accoutumée.



Finalement, si Joseph Kabila via son procureur devait s’en tenir au rebondissement de l’affaire BDK pour faire tomber Ne Muanda Nsemi, la population de la province du Bas-Congo se radicaliserait à l’extrême. Qu’il le sache à l’avance. Celle-ci n’ayant pas oublié le massacre répétitif sans état d’âme, de ses filles et fils, rebondissement ou pas, elle fera payer très cher, le moment venu, à Kabila et sa bande tous leurs crimes.



Blaise. B. Mantoto

Courriel : bula_mantoto@yahoo.fr
SAMY MUSAMPA BATENA BABO
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Dynamique UDPS Liege/Federation BELUX
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