Un complot contre Ne Muanda Nsemi

tshibangu Jean-pierre
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Un complot contre Ne Muanda Nsemi

Message par tshibangu Jean-pierre »

Un complot contre Ne Muanda Nsemi
Le samedi 25 août dernier, en partance pour le Bas-Congo dans le cadre d’une visite préprogrammée à sa base électorale et à d’autres localités de la province sur demande de celles-ci, Ne Muanda Nsemi Leader de Bundu dia Kongo et Député national a été empêché de poursuivre son voyage au niveau de Kasangulu.

Et pourtant cette visite s’inscrivait dans le cadre de ses obligations de parlementaire à l’heure où profitant de leurs vacances, les députés de différentes circonscriptions électorales se rapprochent de leurs fiefs respectifs comme cela se fait habituellement à travers le monde.

Si la radio Okapi a fait écho de cet acte antidémocratique, des sources proche de Ne Muanda Nsemi, nous avons appris que ce dernier a été contraint de regagner Kinshasa par les hommes en armes de Kabila. Aussi convient-il de signaler que par la même source, il nous a été rapporté que la province du Bas-Congo est fortement militarisée ces derniers temps. Et que lors de cet incident, les militaires de kabila ont tenté de provoquer les gardes de Bundu dia kongo « Mikengi » commis à la sécurité du chef spirituel espérant qu’ils pouvaient se soulever pour trouver un alibi à l’arrestation de Ne Muanda Nsemi. Heureusement, les Mikengi ont déjoué ce piège en restant calme.

A la lumière des informations recueillies, la thèse d’un complot visant Ne Muanda Nsemi est plus que probable. Mais pourquoi empêcher un député de surcroît élu en bonne et due forme de sortir de la capitale ? N’est-ce pas que cela s’apparente à une espèce d’ « assignation à résidence » voilée ? Qui a intimé cet ordre et pour quelles motivations ? Faut-il persister à penser que dans une démocratie, jeune soit-elle peut-on se permettre d’empêcher un député couvert par une immunité parlementaire d’approcher sa base électorale ? Tout cela sent du roussi.

La stratégie d’empêcher l’honorable Ne Muanda Nsemi étonne au moment où les autres parlementaires peuvent librement entrer en contact avec leur base sans être inquiétés. Récemment Vital Kamhere, président de l'assemblée nationale, membre du Pprd et proche de Kabila, a été visité sa base électorale au Kivu sans aucun problème. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que l’ordre est venu de Joseph Kabila et exécuté par Denis Kalume, son ministre de l’intérieur à qui revient la surveillance du territoire national. Peut-on empêcher un député élu de sortir du territoire sur initiative propre d’un ministre de l’intérieur sans obtenir au préalable l’aval du premier ministre et du chef de l’Etat ? Allez-y comprendre quelque chose. La motivation à cela est simple. Elle consiste à exercer davantage de pression sur Ne Muanda Nsemi afin de le pousser à la faute.

En 2000, déjà son franc-parler et sa popularité dans le Bas-Congo lui avaient valu une arrestation à Matadi. Depuis 2002 à ce jour, de nombreux adeptes de BDK sont tombés sous les balles du pouvoir de Kinshasa. Les récents massacres en janvier et février derniers restent une preuve irréfutable d’harcèlement. D’ailleurs peu après ce carnage, Ne Muanda Nsemi avait échappé à un commando. Kabila et sa bande tenant à justifier leur acharnement sur le chef spirituel de BDK ont monté de toutes pièces les accusations selon lesquelles ce dernier a entretenu une milice alliée aux mouvements Cabindais Flec et Ninja du Congo Brazzaville dans la perspective d’un coup de force. Pure stratégie de diabolisation, aux yeux de l’opinion tant nationale qu’internationale. Ce que d’aucuns ignorent, ce carnage a été une punition infligée au BDK, et travers ce mouvement, la population de Bas-Congo pour son vote contre Kabila aux élections présidentielles.

Dernièrement, toujours dans son entreprise de sape, le pouvoir par les autorités du Bas-Congo interposées a faussement accusé le chef spirituel de BDK d’inciter la population à ne pas vacciner leurs enfants contre la poliomyélite. Et pourtant la vérité est tout autre. A l’époque où M. Mashako était ministre de la santé quatre à cinq enfants dans des villages au Kongo-central avaient trouvé la mort après qu’ils aient été vaccinés. Ne Muanda Nsemi en son temps avait demandé à ce ministre si des vérifications, par rapport à la qualité des produits administrés, avaient été faites. Et aucune suite n’a été réservée à sa requête. Sous d’autres cieux, une enquête aurait pu être envisagée pour décider du retrait ou non de ces types de produits. Accusé aujourd’hui M. l’honorable Ne Muanda Nsemi, de monter la population rurale contre cette campagne de vaccination, voilà un autre prétexte pour le diaboliser davantage.

Tout porte à croire qu’il y a bel et bien une cabale visant à éliminer le leader de Bundu dia Kongo ou encore à le réduire au silence suivant un schéma proche de celui appliqué contre Jean Pierre Bemba, Pasteur Kuthino, Me Marie-thérèse Nlandu … c’est à dire harcèlement, traque, fausses accusations - incitation des adeptes de BDK à l’insurrection – accusation judiciaire et demande de levée d’immunité parlementaire - mandat d’arrêt - procès bidon - emprisonnement. Tout indique qu’on s’achemine vers ce sinistre schéma.

Pourquoi Kabila et ses vassaux continuent-ils de frustrer les adeptes de BDK ? A qui profitera une telle provocation ? Certainement pas à la démocratie congolaise déjà vacillante, ni à la paix, ni à la réconciliation et la concorde nationale. Si kabila veut la tête de l’honorable Ne Muanda Nsemi, il se trompe car les Makesa et les congolais ne le laisseront pas faire.

Face à cette grave atteinte à la personnalité de l’honorable Ne Muanda Nsemi, l’assemblée nationale doit se prononcer et dénoncer comme un seul homme ce complot mais aussi arrêter des mesures qui s’imposent. Ne pas le faire, serait pactisé avec ce sanguinaire de Joseph Kabila.

Blaise B. Mantoto
Courriel : bula_mantoto@yahoo.fr
Dynamique UDPS
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