Mende Lambert, le Goebbels et Bruno Mavungu, la Potiche.

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Mende Lambert, le Goebbels et Bruno Mavungu, la Potiche.

Message par Messager » dim. déc. 06, 2015 7:56 am

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Bruno Mavungo encadré par les amis de Félix Tshilombo

Lors de sa dernière communication à la presse, en mode « one man show », comme il en a pris l’habitude, Lambert Mende n’a pas été tendre envers Felix Tshilombo, qu’il a décrit comme simple cadre de l’UDPS, dont le seul mérite est la proximité biologique d’avec le président de ce parti, qui est également son père. Mende Lambert ne s’est pas privé de brocarder Felix Tshilombo avec une certaine délectation, précisant au passage que ce dernier n’est ni secrétaire générale ni porte-parole de l’UDPS, et d’ajouter que seul le communiqué publié par Etienne Tshisekedi, avait de l’intérêt face aux affirmations d’un secrétaire national aux affaires extérieures de ce parti.

Qu’est ce qui peut expliquer une telle sortie médiatique du « Tshaku National » sur le fils de Etienne Tshisekedi ? En fait, ces propos ne surprendront pas ceux qui suivent de près, les péripéties de la profonde crise que traverse l’UDPS, en raison de l’absence prolongée de Etienne Tshisekedi à Kinshasa. L’UDPS a bien un secrétaire général, il se nomme Bruno Mavungu, mais l’homme affiche une nonchalance qui se confond énormément avec un manque évident d’autorité dans le parti.

Arrivé à son poste, à la faveur de la mise à l’écart de son prédécesseur (Jacquemain Shabani) pour une obscure affaire de malversation financière, Bruno Mavungu n’a jamais pu s’affirmer comme un véritable capitaine au bord du navire UDPS. A son incapacité notoire de mettre en ordre l’exécutif du parti, s’ajoute également son instrumentalisation, plus qu’évidente par la famille biologique de Etienne Tshisekedi. Piètre orateur, passant le plus souvent inaperçu, Bruno Mavungu ne jouit pas d’une grande popularité chez les militants de ce parti. Et les médias ne s’y trompent pas, ne lui accordant que très peu d’attention, et c’est là qu'entre en jeu le nouveau messie de l’UDPS : Félix Tshilombo, fils de Etienne Tshisekedi et accessoirement, secrétaire nationale aux affaires extérieures de l’UDPS, une sorte de responsable de la diplomatie de ce parti. Dans la réalité, les responsabilités de Felix vont bien au-delà des attributions de son département, il est en fait le vrai patron de ce qui reste de l’UDPS qui s’agglutine autour la famille Tshisekedi, véritable institution informelle dans le parti, mais qui conserve une énorme influence dans le fonctionnement de ce parti.

Felix Tshisekedi est devenu le visage de cet UDPS là, c’est lui et sa mère-Maman Marthe- qui gèrent d’une main de fer l’accès à Etienne Tshisekedi. Tous ceux qui ne rentrent pas dans leurs plans comme Valentin Mubake, trouveront porte close chez le leader Maximo, ou se feront défenestrés comme Adolphe Mbuyi, qui a eu le malheur de manquer du respect à la famille biologique. Rien ne se fait ou se décide sans passer par celui que certains ont surnommé « maman m’a dit ». Pas facile d’être le fils de Etienne Tshisekedi, pourtant Félix Tshilombo ne manque pas de qualités, bénéficiant certainement d’une énorme sympathie auprès des militants en raison de sa filiation, il a su s’imposer depuis quelques temps comme le vrai visage de l’UDPS familiale, en s’employant méthodiquement à faire le ménage autour de lui, écartant sans ménagement tous ceux qui pourraient lui faire de l’ombre. Passés donc à la trappe, certains cadres perçus par lui comme une menace à son ambition personnelle, parmi eux, il y a notamment François Tshipamba Mpuila, obligé de manger son chapeau.

Pourtant François Mpuila n'est pas le premier venu, véritable pionnier de l’activisme politique sur l'internet congolais, son visage fut pendant des longues années celui de l'UDPS en Belgique. D'ailleurs, il est celui qui trouve les mots justes pour décrire la mainmise de la famille biologique sur l'appareil du parti politique UDPS. Pour lui, cette famille biologique est devenue une véritable parcelle de pouvoir dans le parti. De Félix Tshisekedi, il dit qu'en plus de son département, il est devenu secrétaire général du parti, secrétaire national à la mobilisation, en somme, un homme parti.

François Mpuila ne s'y trompe et son analyse semble juste, tant elle est corroborée par les faits. Felix Tshisekedi, profitant de l'absence prolongée de son père de président, est devenu avec le temps, dans l'imaginaire des certains congolais le vrai visage de l'UDPS. Il a effectué une tournée dite de la "redynamisation de la base" dans plusieurs provinces au Congo, c'est également lui qui rencontre régulièrement les membres du régime( Kalev Mutond, André Kimbuta, François Mwamba) de Kabila, dans le cadre des négociations pour le pré dialogue, c'est enfin, toujours lui que les médias contactent pour connaître les orientations politiques de l'UDPS familiale.

Pendant ce temps Bruno Mavungu se contente de jouer son rôle de faire valoir, en signant les actes, lui dictés par Félix Tshilombo, des nominations et mises à l'écart de tous ceux qui se mettent sur le chemin des plans concoctés par la famille. Pour mener à bien son projet personnel, Félix Tshiloimba s'est même adjugé les services d'un cabinet noir dirigé par un de ses très proches, Guislain Nyembo, ancien représentant adjoint de l'UDPS en Belgique qu'il avait placé aux côtés de Pierre-Adolphe Mbuyi. Le travail de ce cabinet noir consiste principalement à élaborer des stratégies pour permettre à Felix Tshilombo de renforcer sa main mise sur l'appareil du parti. Les plus zélés des soutiens à Félix Tshilombo se trouvent au Canada, ce groupe bâtit autour de Fernand Nkashama, un proche parent de la famille biologique, s'illustre par la publication régulière d'un bulletin de propagande ( le babillard) à la gloire du nouveau messie.

Ce mode de fonctionnement inédit met en lumière un népotisme, qui confirme que l'UDPS, à l'instar de certains partis politiques congolais, ne saurait se considérer comme un sanctuaire de la vertu politique au Congo à démocratiser. Pour un parti politique qui se veut, et se dit avant-gardiste dans la lutte pour les valeurs démocratiques, l'absence de la culture de débat y est criante, et l'attitude des plusieurs cadres de ce parti face à cette situation est pour le moins intrigante. Pendant que certains ont dès le départ, choisi de faire allégeance au nouveau messie, affirmant que sa filiation constituait un avantage certain pour contrôler l'appareil du parti, d'autres se sont contentés des simples murmures contre ce népotisme érigé en mode fonctionnement, et se refusant à prendre position publiquement en espérant secrètement un retour du leader Maximo qui ne finit plus de se faire attendre.

Pour finir, cette sortie médiatique de Lambert Mende est révélatrice d'une réalité que Etienne Tshisekedi ferait mieux de formaliser au plus vite. Il rendrait un fier service à son fils bien aimé de l'élever, au plus vite au rang de numéro deux de l'UDPS familiale. Voilà qui épargnerait à la potiche Mavungu d'avaler encore plus des couleuvres et donnerait d'autres poils à gratter au Goebbels du régime Kabila qu'est Lambert Mende.



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