COMMUNIQUE DE PRESSE

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Raphael Kashala
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COMMUNIQUE DE PRESSE

Message par Raphael Kashala » dim. févr. 14, 2016 4:33 pm

COMMUNIQUE DE PRESSE


Réponse de l'UDPS-Parti politique relative au communiqué de la RENCONTRE ENTRE PRESIDENT ETIENNE TSHISEKEDI ET Mr EDEM KODJO A BRUXELLES


Introduction


L'UDPS est un patrimoine national qui appartient à ses membres. Elle est debout grâce à l'apport et au sacrifice de chacun d'entre nous. Nous ne pouvons pas l'abandonner entre les mains des prédateurs qui veulent s'en accaparer et se l'approprier pour l'utiliser comme un bien personnel. Ne nous laissons donc pas leurrer. Le communiqué relatif à la rencontre du Président Tshisekedi et l'envoyé de Madame Zuma ne contient aucun message intelligible, il n'a pas de contenu, étant donné que l'on y indique point clairement avoir renoncé à un dialogue dont on a été le téméraire et assidu promoteur! C'est de la poudre aux yeux destinée à endormir les combattants et à manipuler l'opinion publique en attendant que le temps s'écoule pour permettre à Kabila de "glisser légalement" à travers un gouvernement de transition auquel on est prêt à participer, quoi qu'on en dise. Les signaux sont clairs! C'est d'ailleurs ce projet funeste qui est l'objectif poursuivi qui a été contrarié en janvier 2015 grâce à la vigilance et à l'opposition manifeste du peuple congolais.


Une attitude hypocrite et mensongère


Nous avons ensuite tous été les témoins des nombreuses contre-vérités et dénis sur l'existence de pourparlers occultes avec le pouvoir avant qu'une déclaration brutale et tapageuse ne vienne dévoiler la suspension des pré-négociations dont l'existence était jusque là réfutée (en Italie et en Espagne) sans donner les raisons de la rupture, mais que les esprits lucides peuvent sans peine deviner. Nous avons ensuite assisté à une valse de tergiversations au cours desquelles des ultimatums lancés la veille pour exiger du pouvoir, comme une supplication, la convocation imminente d'un dialogue le lendemain à des fausses renonciations. Il arrive même que les partisans de ce dialogue se contredisent dans leur prise de position au point de créer une véritable cacophonie et de faire globalement apparaître l'udps-familiale comme un bateau sans boussole. Le présent communiqué est une illustration très significative du genre de messages flous et peu crédibles qui nous ont été adressés dernièrement . Mais nous ne nous laisserons pas abuser. Nous ne sommes pas prêts à donner notre caution à la moindre transgression des prescrits constitutionnels et nous nous opposerons à toute velléité de glissement véhiculée sournoisement par les manœuvres sibyllines couvertes par ce genre de message!


Un faux prétexte pour invoquer le dialogue


Il est très regrettable que les promoteurs du dialogue n'étant plus des membres de l'UDPS utilisent abusivement son nom, puisqu'ils s'en sont extirpés à la suite de la modification illégale et illégitime des statuts qu'ils ont effectuée et qui a dénaturé son caractère de parti politique. Ils ont évoqué les accords d'Addis-Abeba pour réclamer un dialogue politique avec l'imposteur tout simplement pour camoufler leur objectif commun de convoler en justes noces avec lui. En effet, l'intitulé correct de cet accord est :"Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République Démocratique du Congo", et concerne essentiellement la problématique sécuritaire avec le M23 à l'est du pays, ayant des implications régionales. C'est la raison pour laquelle des chefs d'Etat régionaux avaient signé au bas de ce document. Dans cet accord, le dialogue n'est nul part, ni préconisé ni évoqué, mais bien dans la résolution 2098 du Conseil de sécurité. D'ailleurs, à la sortie des Accords d'Addis-Abeba, ceux qui les invoquent aujourd'hui abusivement et tapageusement les avaient reniés et s'étaient publiquement déclarés non concernés par ces accords. Il est curieux qu'à présent, ils n'envisagent leur avenir et ne jurent leur grand dieu que par eux. Les avoir invoqué pour réclamer le dialogue avec le pouvoir demeure un mensonge et une malhonnêteté intellectuelle. Que ceux qui le déclarent reprennent l'intégralité de la phrase qui le dit dans cet accord. Ceci donne une indication, s'il en faut, que cela n'était que l'initiation d'une stratégie et un prétexte fallacieux pour leurrer le peuple. C'est la raison pour laquelle, alors que le monde entier dénonçait un crime majeur qui méritait l'intérêt de la nation, et réclamait en ce moment là que la lumière soit faite à travers une enquête internationale sur les fosses communes de Maluku, où des centaines de congolais fauchés par ce pouvoir au cours de différentes manifestations ont été jetés sans sépulture, ils avaient, quant à eux choisi de faire la sourde oreille, mais de clamer avec détermination la promotion de ce dialogue sans objet. Ils ont ainsi permis et réussi à occulter une revendication fondamentale pour laquelle le peuple congolais tout entier s'était mobilisé et réclamait des explications et une réponse urgente de la part d'un pouvoir acculé et déjà groggy. Ils ont ainsi, de ce fait, réussi à offrir un prétexte en or à ce pouvoir assassin de se tirer d'affaire à bon compte et même, de narguer le peuple et d'adopter des airs conquérants, puisque se sentant réconforté et courtisé par un parti réputé être celui du peuple. N'est-ce pas là une attitude condamnable que d'aucuns pourraient qualifier de complicité, si pas de trahison? Un dialogue inutile Ce dialogue est inutile compte tenu du timing : la fin du dernier mandat (usurpé) de Kabila. Le dialogue comme mécanisme d'apaisement d'une situation conflictuelle pourrait être recommandé dans d'autres cas que celui qui nous concerne: un partage du pouvoir. Il est d'autant plus inutile que les points mis à l'ordre du jour tant dans la feuille de route de l'UDPS familiale, que par le pouvoir, se trouvent intégralement repris dans la constitution ou dans différents textes légaux, mais que le pouvoir n'a jamais respectés jusqu'ici. Pourra-t-on nous faire croire que le dialogue, après 15 ans au cours desquels ce pouvoir n'a tenu aucune de ses promesses, transformera le "diable" en "saint" et l'obligera à respecter ses engagements? Nous en doutons! Que l'on se souvienne de ce que ce pouvoir a réservé aux précédents accords auxquels il a participé. Ainsi, malgré l'accompagnement contraignant par le CIAT (Communauté Internationale) dans le processus de la transition de 2003 à 2005, toutes les résolutions du DIC en Afrique du Sud en 2002-2003 sont demeurées lettres mortes. Il en a également été de même plus récemment des concertations nationales de 2013, à la suite des accords d'Adis-Abeba. Pourquoi pense-t-on qu'il en sera autrement avec ce dialogue contre nature actuellement réclamé? Un dialogue pour favoriser l'impunité Il n'est pas admissible qu'après avoir été élu pour un mandat dont on connait les échéances, et pour lequel une série de tâches administratives et politiques sont prévues par la loi et connues à l'avance, on puisse évoquer une quelconque raison pour ne pas les respecter. Cela reviendrait à pérenniser le règne de l'impunité. Ce qui aujourd'hui importe, c'est d'exiger le respect des règles établies et d'empêcher la pérennisation de l'impunité que l'on cautionnerait en acceptant de souscrire aux caprices d'un pouvoir imposteur qui veut aller au delà de son mandat constitutionnel en donnant sans vergogne des raisons inadmissibles qui étalent au grand jour son incompétence dans la gestion des choses de l'Etat. La constitution doit prévaloir. Nous exigeons que des dispositions soient prises et que tout soit mis en oeuvre pour préparer les élections dans les délais constitutionnels. A dix mois de la fin de la présente législature, il est encore possible, avec une bonne volonté politique, de réaliser les élections présidentielle et législatives qui sont une exigence constitutionnelle.


Un dialogue pour prolonger l'imposture


L'attitude de ceux qui veulent à tout prix aller au dialogue cache mal leur compromission avec le pouvoir imposteur à qui ils veulent payer la contrepartie de l'avilissement qu'ils ont consenti pour tourner le dos au peuple congolais à qui ils ne veulent plus rendre compte. Honte à eux! Ils font des convolutions pour adopter des attitudes de Sainte Nitouche et nous bluffer en faisant semblant d'exiger la médiation internationale, mais le moment venu, ils avaleront cette parole et l'oublieront. Après le renoncement à la quête de l’imperium qui avait mobilisé le peuple congolais tout entier, ce dialogue n'est rien de moins que «d'aller à Canossa», mains et pieds liés, pour amadouer un pouvoir qui ressemble de plus en plus à un regroupement d'individus qui adoptent une attitude de voyous, sans aucune considération des règles établies qu'ils violent allègrement et nous ramènent à la loi de la jungle pour laquelle c'est le plus fort qui règne et lui permettre le prolongement de l'imposture. Dialoguer avec un tel pouvoir c'est lui accorder la légitimité et le prétexte de glisser légalement. Mais cela, nous le rejetons, car nous avons le devoir de défendre les principes et la constitution et de faire échec à l'imposture. L'article 64 de notre constitution nous le recommande.


Bruxelles, le 8 février 2016,


Pour l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social
Raphaël KASHALA


Secrétaire du Parti Chargé des Relations Extérieures



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Raphaël KASHALA
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