Des questions qui méritent des réponses et la réflexion

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Tshipamba Mpuila
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Des questions qui méritent des réponses et la réflexion

Message par Tshipamba Mpuila » dim. juin 12, 2016 4:43 pm


Bureau d’Etudes, Expertise et Stratégies
BEES 1005
Des questions qui méritent des réponses et la réflexion


1. Le même langage et à l’unisson

Est-il curieux ou non que le Mercenaire-Imposteur-Usurpateur et le Chef de l’Opposition dont l’Imperium a été volé par un hold – up électoral en 2011 parlent le même langage du dialogue et se félicitent mutuellement pour le Conclave de Bruxelles (Cfr. : les deux textes en annexe) alors que le Mercenaire-Imposteur-Usurpateur n’a pas jusqu’ici publiquement déclaré qu’il ne se présentera pas à un 3ème mandat ou qu’il est disposé à quitter le pouvoir en douceur suite au dialogue le 19 Décembre 2016 ?

2. Le Combat pour l’Imperium

A quand moment le Combat pour l’Imperium a-t-il pris fin pour le Vainqueur de l’Election du 28 Novembre 2011 ? Qu’avons-nous fait du sacrifice suprême de Cédric Nyanza et de tous les Congolais victimes de la répression sanglante depuis le 26 Novembre 2011 pour les élections du 28 Novembre 2011 ? Que pouvons-nous dire à la Diaspora Congolaise qui a organisé des manifestations durant plusieurs mois en faveur de l’Imperium ?

3. La légitimation des résultats du hold-up électoral du 28 Novembre 2011

Le Peuple Congolais résidant au Pays et dans la Diaspora et les Acteurs politiques qui continuaient à sensibiliser l’opinion internationale, à mobiliser la Population et à lutter pour l’Imperium et espéraient le Changement par l’alternance politique ont-ils été officiellement informés par le Leader Vainqueur de l’Election du 28 Novembre 2011 de la fin du Combat pour l’Impérium et de la légitimation des résultats du hold-up électoral et du mandat usurpé pour que tout le monde ne parle plus de la date de la fin du mandat usurpé comme la date fatidique de l’alternance politique ?

4. Le dialogue avec le tyran

Dans quel pays et à quelle époque de l’Histoire de l’Humanité a-t-on déjà eu un vrai et réel dialogue entre l’Opposition démocratique et le tyran et avec comme résultat final le changement politique en douceur ? Le cas de la RDC le 19 Décembre 2016 ne sera-t-il pas inédit dans toute l’Histoire Mondiale et même dans les annales nationales ?

5. Les mêmes mécanismes produisent les mêmes effets

Il existe une cinquantaine de Résolutions du Conseil de Sécurité sur la RDC et une multitude d’Accords issus des dialogues politiques nationaux. La Communauté Internationale peut prendre des sanctions, jouer le rôle de Facilitation, mais elle ne nous remplace pas dans l’exécution de ces Résolutions et de ces Accords. Elle a même souvent constaté et déploré la corruptibilité et la médiocrité de l’Elite Congolaise.
Les mécanismes qui ont fait que tous les dialogues entre le tyran et les forces démocratiques dans notre Pays ont échoué et la crise s’est finalement transformée en une véritable tragédie non seulement n’ont pas changé mais ont même décuplé. Par quel mécanisme et de quelle contrainte irrécusable dispose-t-on cette fois-ci pour que les conclusions du dialogue dont le Mercenaire-Imposteur-Tyran et le Chef de l’Opposition ne cessent de parler à l’unisson aboutissent enfin par le départ en douceur du Mercenaire-Imposteur-Tyran du pouvoir ?

6. L’impréparation et l’improvisation

Les Opposants congolais en qui le Peuple Congolais a placé tous ses espoirs pour un avenir meilleur et qui sont venus se réunir autour d’E. Tshisekedi dans le Somptueux Château du Lac à Genval (Belgique, du 7 au 9 Juin 2016) avaient-ils préalablement pris connaissance du fond du problème et de l’ordre du jour de leur Réunion et l’avaient-ils préparé à travers des travaux en Commissions mixtes grâce à leurs Experts respectifs et échangé entre eux des rapports intermédiaires de ces Commissions mixtes avant de venir signer la Résolution finale à Bruxelles ou bien ont-ils appris dans la Salle même le fond du problème et l’objet de la Réunion à l’issue du Discours d’Ouverture d’E. Tshisekedi dans la Salle même ? Si c’est ce dernier cas qui s’est réellement produit, sont-ils vraiment tous sérieux et crédibles aux yeux du Peuple Congolais, des Observateurs, des Experts Internationaux et des Acteurs de la Communauté Internationale ?

7. Une attitude curieuse

Qui peut nous expliquer pourquoi le pouvoir de Kinshasa encourage-t-il le Conclave de Bruxelles. Cfr. : Textes en annexe
En quelle année le Peuple Congolais a-t-il donné un mandat légitime au Mercenaire depuis 2001 pour que, subitement, tous les Acteurs politiques congolais invitent le Peuple Congolais à rester calme jusqu’au 19 Décembre 2019 et ne parlent plus que de la date du 19 Décembre 2016 pour chasser le Mercenaire du pouvoir ?

8. La seule attitude qui a fait ses preuves partout.

Tout dialogue et toute politique d’apaisement politique avec un tyran est la preuve de la naïveté, de l’imprudence, de l’illusion et même de la complicité avec le tyran et a toujours fini par aggraver la tragédie.
Il faut plutôt la fermeté, le soulèvement populaire et la présence des Leaders sûrs, patriotes, hommes d’Etat, démocrates et humanistes, incorruptibles, compétents, réellement engagés, déterminés, garants des intérêts partagés du peuple Congolais et des Partenaires et pragmatiques dans les négociations avec la Communauté Internationale.

Fait le 10 06 2016.
Dr François Tshipamba Mpuila
E-mail : tshipamba.mpuila@yahoo.fr.

Articles en annexe
RDC: la majorité encourage le conclave des opposants à Bruxelles
Radio Okapi, Publié le jeu, 09/06/2016 - 19:17 | Modifié le jeu, 09/06/2016 - 19:58

Le secrétaire général-adjoint de la Majorité présidentielle (MP), Joseph Kokonyangi, encourage les Congolais qui se réunissent depuis deux jours à Bruxelles (Belgique) pour avoir approuvé la voie du dialogue.
A l’initiative d’Etienne Tshisekedi, ce conclave politique peaufine des stratégies pour éviter la crise politique qui se profile à l’horizon.
«Nous encourageons nos compatriotes qui sont à Bruxelles. Nous les félicitons parce qu’ils ont suivi la voie du père de la nation, la voie du dialogue. Ils ont accepté le principe du dialogue. Le dialogue a déjà été convoqué par une ordonnance du père de la nation», a indiqué jeudi 8 juin Joseph Kokonyangi.
Selon le secrétaire général-adjoint de la MP, l'idée de soutien de la voie du dialogue, contenue dans l’adresse du président de l’UDPS à l’ouverture de la rencontre de Bruxelles, marque un grand pas dans la marche du processus électoral en RDC.
Joseph Kokonyangi croit que les divergences qui subsistent encore à propos du dialogue finiront par être dissipées, pour que l’histoire de la RDC soit écrite par les Congolais eux-mêmes :
«Les autres petites divergences vont se résoudre et c’est pourquoi, il y a un comité préparatoire pour aplanir les divergences. Nous sommes des Congolais et nous devons nous assumer et écrire notre propre histoire par nous-mêmes».
Au conclave de Bruxelles (Belgique), des acteurs de la société civile affirment également soutenir la voie du dialogue pour sortir le pays de la crise politique qui pointe à l’horizon.
L’idée du dialogue avait été annoncée en novembre 2015 par le chef de l’Etat en vue de baliser le chemin des élections libres, démocratiques et transparentes en RDC.

Bruxelles : Tshisekedi appelle les opposants à aller au dialogue
Radio Okapi, Publié le jeu, 09/06/2016 - 09:35 | Modifié le jeu, 09/06/2016 - 09:35

Le président de l'UDPS, Etienne Tshisekedi a lancé mercredi depuis la Belgique un appel à l'unité de l’opposition se disant à nouveau favorable à un "dialogue" sous l'égide de la communauté internationale, à l’ouverture d’un conclave qui réunit une centaine de délégués de l’opposition et de la société civile.
M. Tshisekedi, président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), 83 ans, est apparu en début de soirée dans la grande salle d'un hôtel de luxe de Genval, à une vingtaine de kilomètres de la capitale belge, où s'étaient réunis à son invitation depuis le début de la matinée la centaine de représentants de partis d'oppositions et de la société civile congolaises.
Casquette vissée sur la tête, le doyen de l’opposition a salué un à un les délégués, avant d'ouvrir officiellement la conférence, baptisée le "conclave de Bruxelles-Genval".
"Ensemble, en organisant cette conférence, nous avons voulu que les forces politiques et sociales du Congo se retrouvent en patriotes pour échanger sur la crise grave qui frappe notre pays", a déclaré Etienne Tshisekedi lors d'un discours d'une douzaine de minutes.
Etienne Tshisekedi prône une participation de l'opposition à un "dialogue", mais il a posé ses conditions: respect de la Constitution, "libération de tous les prisonniers politiques" et rôle déterminant de la communauté internationale -- ONU, UE, Etats-Unis et Organisation internationale de la francophonie--, pour rendre contraignantes les décisions qui seront prises.
M. Tshisekedi avait rencontré plus tôt dans la journée à Genval l'envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs Thomas Perriello.
«L’opposition a accueilli avec satisfaction le fait que et le président Tshisekedi et son parti et les autres composantes de l’opposition, dont le G7, nous sommes d’accord sur la nécessité de coordonner nos actions pour qu’elles réussissent.
Nous sommes d’accord sur le respect absolu de la constitution. Nous sommes d’accord sur les élections dans le délai constitutionnel. Nous sommes d’accord sur le fait aussi que le 19 décembre, la président Kabila n’a plus de mandat légal ni légitime. Le président Tshisekedi l’a répété», a déclaré le député Christophe Lutundula, l’un des ténors du G7, le groupe de sept partis autrefois de la Majorité Présidentielle qui a rejoint l’opposition depuis neuf mois.
Christophe Lutundula espère que les participants arriveront à sortir une position commune sur le dialogue politique en RDC.
«Nous, notre base pour toute solution de la crise, c’est le respect de la constitution, les élections, l’alternance et la résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations unies, dont nous appelons la mise en œuvre rapide par la communauté internationale et toutes les parties congolaises concernées par la gestion de la crise», a-t-il indiqué.

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