Un vrai dialogue avec un tyran est impossible. Dialogue de Kinshasa : une comédie aux conséquences désastreuses

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Tshipamba Mpuila
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Un vrai dialogue avec un tyran est impossible. Dialogue de Kinshasa : une comédie aux conséquences désastreuses

Message par Tshipamba Mpuila » mar. déc. 13, 2016 7:15 pm

UDPS PARTI POLITIQUE
CANAL HISTORIQUE – PATRIMOINE NATIONAL
Bureau d’Etudes, Expertise et Stratégies
BEES 10/12/2016
Un vrai dialogue avec un tyran est impossible.
Dialogue de Kinshasa : une comédie aux conséquences désastreuses

Toute mascarade de dialogue avec un tyran a toujours eu des Conséquences catastrophiques. Le « Rassemblement » et le tyran jouent depuis quelques jours à Kinshasa une comédie arbitrée par la CENCO. L’UDPS qui participe à cette comédie n’est pas la Vraie UDPS, c’est-à-dire l’UDPS Parti politique, Canal Historique et Patrimoine National. C’est l’UDPS ONG, une Entreprise privée créée par E. Tshisekedi avec les Statuts qu’il a signés le 25 Janvier 2013 et notariés le 01 Mars 2013.
Depuis le 25 Janvier 2013, E. Tshisekedi a déjà abandonné de lui-même l’UDPS Parti Politique, Canal Historique et la Présidence de ce Patrimoine National. Et il a déjà même abandonné le Combat politique de la libération nationale et de l’instauration de la démocratie dans notre Pays. Il a osé même demandé au Peuple Congolais d’abandonner le Combat de la libération nationale et de la démocratie et de rester des esclaves apatrides en lançant le slogan « Dormez comme des bébés » (Bolala pongi ya ba bébés). E. Tshisekedi est devenu un homme d’affaires Président de son ONG Familiale.
Sont avec E. Tshisekedi dans cette ONG les courtisans, les charlatans, les opportunistes et les aventuriers qui ont suivi E. Tshisekedi dans sa Haute Trahison et qui attendent, dans la Basse- Cour de sa Famille biologique, des postes ministériels dans les Institutions anti- constitutionnelles que leur Président E. Tshisekedi négocie avec le sous-traitant esclavagiste rwandais hippolyte kanambe, alias joseph kabila.
Les Vrais Combattants de l’UDPS poursuivent le Combat politique et sont restés fidèles aux Statuts du 14 Décembre 2010 adoptés au 1er Congrès de l’UDPS tenu à Kinshasa du 10 au 14 Décembre 2010 par près de 800 Participants venus de toutes les 63 Fédérations de l’UDPS (45 présentes au Congo et 18 présentes à l’Etranger).
Les 25 Hauts Cadres de l’UDPS ont dénoncé la Trahison d’E. Tshisekedi dans leur Déclaration historique du 31 Juillet 2015.
La mascarade abusivement appelée « dialogue » est organisée à quelques jours de la fin du mandat constitutionnel du sous-traitant esclavagiste rwandais aux abois et ses complices (les traîtres de la Cause nationale, patriotique et démocratique). Elle est destinée à endormir la population, à faire baisser la tension et la mobilisation populaire pour obtenir la prolongation, au-delà du 19 Décembre 2016, du pouvoir du sous-traitant esclavagiste rwandais et l’aggravation de la Tragédie Congolaise.
⦁ Que signifie un vrai dialogue ?
Un vrai dialogue est un échange sincère d’idées, d’arguments et d’expériences entre les interlocuteurs loyaux. Chaque interlocuteur est conscient d’être habité par une parcelle de la Vérité. Il se met à la table du dialogue avec des dispositions intérieures de bonne volonté, de sincérité, d’écoute, de réceptivité, d’humilité, d’ouverture et de recherche de la Vérité. Il est prêt à accepter les idées, les arguments et les expériences de son interlocuteur pour enrichir son propre point de vue.
Suite aux échanges constructifs et positifs entre les interlocuteurs, la part de vérité contenue dans le point de vue de chaque interlocuteur se trouve conservée et élevée dans une synthèse supérieure appelé l’intersubjectivité. Et chaque interlocuteur accepte la Vérité qui se trouve dans cette synthèse de l’intersubjectivité et l’applique.
⦁ Pourquoi il n’y a jamais eu dans le Monde un vrai dialogue avec un tyran ?
Un tyran se croit détenteur de la Vérité absolue et indiscutable. Il impose sa Vérité par la violence, la force, les armes, les hold-up électoraux et différentes stratégies de manipulation des masses.
Et tout tyran sait que ceux qui viennent s’asseoir à la table des négociations avec lui sont soit des naïfs, soit ses complices qu’il a déjà corrompus et des traîtres de la cause qu’ils affirment officiellement défendre.
Les interlocuteurs du tyran sont donc ses proies, des menteurs, des hypocrites qui trompent ceux qui croient en eux et ils jouent une comédie.
Adolf Hitler, le plus grand de tous les tyrans, a affirmé clairement dans son livre « Mein Kampf » (Mon Combat) que les dialogues, les négociations, la diplomatie et les accords qui en sont issus sont des leurres et des mensonges. Seul compte le glaive.
Adolf Hitler a affirmé tout haut ce que tous les tyrans pensent tout bas et pratiquent.
⦁ A quel moment le tyran provoque-t-il ces négociations et ces accords ?
Quand le tyran jouit de la légitimité totale au niveau nationale et internationale et quand il est au sommet de sa gloire et de sa puissance, il agit sans penser aux négociations et aux accords et sans tenir compte de la réaction de qui que ce soit.
Le tyran provoque les dialogues, les négociations et les accords quand il est dans une position de faiblesse dans l’opinion nationale et internationale ou quand il veut faire un grand coup et il veut que ce grand coup soit considéré non comme ne relevant pas de sa seule volonté arbitraire, de ses ambitions démesurées et de ses rêves mais comme l’émanation de la volonté de tous les participants au dialogue et aux négociations.
⦁ Les conséquences des Accords avec un tyran sont toujours catastrophiques
Illustrations par deux exemples :
⦁ Le Compromis politique Global du 30 Juillet 1992 entre Mobutu et les Délégués à la Conférence Nationale Souveraine
Mobutu, le MPR Parti-Etat et les Responsables politiques du MPR avaient perdu toute légitimité politique (confiance populaire) au cours des Consultations populaires de Janvier-Février 1990.
Le Peuple Congolais, lors des Assemblées organisées à travers tout le Pays et à travers 6180 Mémorandums, avaient clairement exprimé son rejet total du régime Mobutu et de ses gestionnaires et son option fondamentale et irréversible pour l’instauration d’un Etat de droit démocratique et les nouveaux gestionnaires de l’Etat.
Mobutu avait perdu aussi la légitimité juridique (constitutionnelle).
Dans son Discours du 24 Avril 1990, Mobutu avait démissionné de la Présidence du MPR ; aboli le MPR Parti-Etat et son rôle dirigeant ; fait du MPR un fait-privé et instauré le pluralisme politique et syndical. Or, selon sa propre constitution, il fallait être d’abord Président Fondateur du MPR pour être par ricochet Président de la République.
Mobutu était donc devenu un simple citoyen comme tous les Congolais. Fuyant la pression populaire à Kinshasa, il alla se réfugier à Kawele. Il n’attendait plus qu’une explosion populaire généralisée pour s’exiler à l’Etranger.
Le Peuple redevenu Souverain se réunit à Kinshasa, à travers les 2850 Délégués à la Conférence Nationale Souveraine (CNS) du 7 Août 1991 au 6 Décembre 1992.
Ces Délégués représentaient l’ensemble de la Société Congolaise. Ils prirent des Décisions souveraines offrant au Pays les Fondement d’un Etat de droit démocratique moderne ; votèrent E. Tshisekedi en qualité de Premier Ministre du Gouvernement de Transition, et mirent en place les Institutions de la Transition.
Mais Mobutu en sursis tendit un piège aux Délégués de la CNS de signer avec lui le Compromis Politique Global lui permettant de régner en tant que Président de la République pendant les deux de la Transition sans gouverner.
Les Délégués tombèrent dans le piège. Mobutu récupéra les leviers du pouvoir et bloqua, par un nième coup d’Etat militaire du 1er Décembre 1992, l’application des Résolutions de la CNS.
Une crise perdura de 1992 à 1997 et permit au Leadership rwandais et ougandais, à travers leur pure créature AFDL et les Accords de Lemera signés le 23 Octobre 1996, d’envahir notre Pays et de s’emparer du pouvoir à Kinshasa le 17 Mai 1997.
Et après avoir massacré tous les trois congolais qui les avaient servis d’éléments décoratifs (André Kissase Ngandu, LD Kabila et Anselme Masasu Nidanga), le Leadership rwandais et ougandais parachutèrent le 16 Janvier 2001 leur sous-traitant esclavagiste dans le Palais Présidentiel Congolais.
Ce dernier a transformé notre Pays en un cas d’école en matière de la faillite de l’Etat ; en un vaste cimetière et en l’une des pires tragédies humanitaires mondiales connues après la 2ème Guerre Mondiale.
⦁ Les Accords de Munich
Les accords de Munich symbolisent, dans l’Histoire Mondiale, la naïveté, l’imprudence, l'inutilité, la lâcheté et la complicité d'une politique d'apaisement envers un dictateur.
⦁ Les signataires des Accords de Munich
Les accords de Munich furent signés les 29-30 Septembre 1938 entre Adolf Hitler (le Chancelier de l’Allemagne), Édouard Daladier (le Président du Conseil français), Neville Chamberlain (le Premier Ministre Britannique) et Benito Mussolini (Président italien).
⦁ Le contexte
Après l’absorption facile, en Mars 1938, de l’Autriche (Anschluss), Hitler menaça d’annexer, quoi qu'il arrive, le 1er octobre 1938, la Région tchécoslovaque des Sudètes habitée une minorité allemande. Ce qui était une déclaration de guerre contre la France et le Royaume-Uni, alliés de la Tchécoslovaquie.
MM. Edouard Daladier (Président du Conseil français), Neville Chamberlain (Premier Ministre Britannique), et Benito Mussolini (Président italien), craignant un conflit européen généralisé, se rendirent à Munich pour négocier avec Hitler au sein d’une Conférence. Elle se tint à Munich en septembre 1938. La Tchécoslovaquie et l’URS ne furent pas invitées à Munich.
A cette Conférence, ils signèrent avec Hitler les Accords de Munich les 29 et le 30 Septembre 1938, accords par lesquels ils crurent éviter la guerre en livrant à Hitler la Région tchécoslovaque des Sudètes et obtinrent d’Hitler de vagues promesses de paix. Le Président de la Tchécoslovaquie et le Secrétaire Général ne furent pas à dessein invités à Munich.
⦁ La naïveté des populations françaises et britanniques
A son retour en France, Daladier à sa sortie de l'avion le ramenant vers Paris fut vivement acclamé, à sa grande surprise, « pour avoir sauvé la paix » !
Au Royaume-Uni, Chamberlain fut accueilli en héros à sa descente d'avion au retour de Munich (il fut même surnommé « The peacemaker ») !
Les opinions publiques crurent elles aussi qu’un conflit majeur venait d’être évité grâce aux Accords de Munich. Elles étaient soulagées et reconnaissantes pour « ces accords de paix » ! Mais de nombreux commentateurs n’y voyaient pourtant qu'un compromis lâche et dilatoire.
En plus de ces accords, Chamberlain repartit avec une résolution supplémentaire entre le Royaume-Uni et l'Allemagne engageant les parties à négocier de manière pacifique leurs différends futurs. C'est ce document que Chamberlain brandit à son arrivée à Londres lors de l'accueil triomphal qui lui fut réservé.
⦁ Un homme clairvoyant : Winston Churchill
Winston Churchill déclara dans le Times du 7 novembre 1938 : « ils devaient choisir entre le déshonneur et la guerre. Ils ont choisi le déshonneur, et ils auront la guerre ».
Puis, Winston Churchill prononça un discours célèbre à la tribune des Communes :
"[...] Je vais dire la chose la plus impopulaire et la plus indésirable [...], ce que tout le monde voudrait oublier ou faire semblant de ne pas voir, mais qui doit néanmoins être cité : nous avons subi une défaite cinglante et totale. La France a à en souffrir peut-être plus que nous [...]. Tout est fini. La Tchécoslovaquie muette, triste, abandonnée et brisée s'enfonce dans les ténèbres [...]. 
Nous sommes en présence d'un désastre de première grandeur qui s'est abattu sur la Grande-Bretagne et la France. Ne nous laissons pas aveugler (…). Nos concitoyens dévoués et courageux [...] devraient savoir que nos défenses ont été singulièrement négligées (…) ; ils devraient savoir que nous avons subi une défaite sans guerre, dont les conséquences nous accompagneront loin sur notre chemin [...].
Ne croyez pas que c'est la fin. C'est seulement le commencement du jugement, la première gorgée, le premier avant-goût d'une coupe amère qui nous sera tendue année après année, à moins que dans un suprême rétablissement de notre santé morale et de notre ardeur guerrière, nous nous relevions et combattions pour la liberté comme par le passé".
⦁ Les conséquences des Accords de Munich
La Tchécoslovaquie fut démembrée et occupée successivement par l'Allemagne (octobre 1938 et mars 1939) ; par la Pologne (octobre 1938) ; par la Hongrie (novembre 1938)… En quelques semaines, la Tchécoslovaquie perdit 41 098 km2 et 4 879 000 habitants.
La Tchécoslovaquie perdit surtout ses défenses militaires. L'équivalent de la ligne Maginot ayant été construit en grande partie aux marges sudètes du pays, elle se retrouva désormais aux mains du Reich.
La désillusion des Tchèques vis-à-vis des alliés fut immense et s'exprima dans la Presse, sous les expressions de la « trahison de l'Ouest », « sur nous (à notre sujet) sans nous », la « trahison de Munich » ou encore la « trahison des alliés ».
⦁ Hitler viola lui-même les Accords de Munich 
En mars 1939, Hitler, violant délibérément les accords passés six mois avant à Munich, envahit et occupa toute la Tchécoslovaquie.
L'invasion de la Pologne par Hitler, le 1er Septembre 1939, marqua le début de la Seconde Guerre mondiale.
⦁ Renforcement de l’armement allemand par l’invasion de la Tchécoslovaquie 
Les Allemands, en occupant la Tchécoslovaquie, mirent la main sur les entreprises d'armement tchèques en particulier Skoda. Les chars tchèques étaient de meilleure qualité que les blindés allemands majoritairement légers en 1939. Certaines divisions comme la 7PzD de Rommel étaient équipée essentiellement de LT-35 et LT-38. En cédant face à Hitler, les futurs alliés renforcèrent son prestige et sa mainmise sur l'Europe centrale mais aussi sa force militaire brute avec l'apport de près de 400 chars largement supérieurs aux 1400 Panzer I et II.
⦁ Discrédit pour la France et le Royaume-Uni
La France et le Royaume-Uni furent décrédibilisés sur le plan international.
⦁ Le pacte germano-soviétique
L'Union soviétique négocia le pacte germano-soviétique de paix en août 1939. Mais Hitler viola aussi ce pacte et attaqua l’URSS le 22 Juin 1942.
⦁ Conséquences des Accords de Munich en Allemagne
En Allemagne, la légitimité d’Hitler se consolida et son prestige devint immense à cause de ces succès en politique extérieure sans guerre. Les opposants à Hitler durent se taire notamment dans l'armée : Hitler y était critiqué comme un aventurier dont la politique conduirait à des catastrophes. Les Accords de Munich firent avorter un coup d'État militaire contre Hitler.

Fait 10 Décembre 2016.
Dr François Tshipamba Mpuila (E-mail : tshipamba.mpuila@yahoo.fr.)

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