Ma réponse à Bruno Tshibala sur l'appel à l’Unité du Parti.

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Bernard Kabeya
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Ma réponse à Bruno Tshibala sur l'appel à l’Unité du Parti.

Message par Bernard Kabeya » sam. févr. 14, 2015 8:28 am

KABEYA TSHILUMBAYI Bernard
Représentant Adjoint de L’UDPS France.

A Monsieur TSHIBALA Bruno
Secrétaire Général Adjoint de L’UDPS

Objet : Ma réponse à votre appel à l’Unité du Parti.

Monsieur TSHIBALA,

C’est avec une grande attention que j’ai lu votre lettre dans laquelle vous adressez à notre peuple indirectement à travers nous, membres et cadres du Parti de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social en sigle UDPS.

Monsieur Le Secrétaire Général Adjoint, dans votre lettre, vous avez commencé par un petit rappel de l’histoire de notre Parti UDPS, c’est- à- dire les circonstances qui sont à la base de la naissance de notre cher Parti, les conditions dans lesquelles le Peuple Zaïrois était hier sous le régime « dictatorial » de Monsieur MOBUTU.

Monsieur le Secrétaire Général Adjoint,

Loin de moi l’idée de vouloir chercher la petite bête dans votre appel à la « RE UNIFICATION » je constate que vous avez utilisé la préposition « RE » devant le verbe « UNIFIER ». Loin de moi la prétention de vouloir vous donner une leçon de français mais, je me suis posé la question de savoir le pourquoi de cette préposition ci-dessus relevée !

C’est justement un aveu implicite de votre part reconnaissant justement les problèmes et la crise qui ont vu au sein de notre chère UDPS, problèmes et crises que Messieurs TSHILOMBO Félix et MAVUNGU Bruno nient et se forcent à ignorer en méprisant les appels à l’ordre de la Base témoignant haut et fort qu’il n’y a ni de crise ni problème dans le Parti, ce sont juste des « PLAISANTINS ».

Permettez- moi de revenir sur les circonstances qui ont vu la naissance de l’UDPS. Voilà ce que vous avez écrit : « Pendant 25 ans, les Congolais seront chosifiés, chantant et dansant à la gloire du « GUIDE ». Si la pensée et les paroles de celui-ci avaient force de Loi, le point de vue du Peuple était de la subversion sévèrement châtiée.
Dans la peur, la crainte et la terreur, le Congolais n’avaient d’autre choix que de se taire, se soumettre ou s’enfuir. »

Monsieur Le Secrétaire Général Adjoint,

je ne peux que confirmer vos écris d’autant plus que vous, moi et plusieurs autres hier, nous étions tous dans le Dialelo pour notre GUIDE jusqu’à la naissance de la fille ainée de l’opposition comme vous l’avez bien rappelé, le 15 février 1982, nos Pères Fondateurs
prendront leur courage et affronteront de face le GUIDE de la révolution en lui reprochant et dénonçant avec force au prix de leur vie, les antivaleurs que le GUIDE avait instituées à travers la constitution du Zaïre, la Lettre de 13 parlementaires visait justement la réforme du système politique en place pour une démocratie réelle et effective en ayant une certitude que si le pouvoir de Monsieur MOBUTU avait libéré la parole (liberté d’expression et de pensée) le peuple Zaïrois dans sa majorité allait demander justement à travers leurs représentants au parlement une réforme politique profonde qui serait mise en place.

Les principes suivants : (extrait tiré du livre de Monsieur KAPITA SHABANGI un des 13 parlementaires et fondateurs du Parti UDPS) :
1. La raison d’être de l’Etat Zaïrois, c’est l’épanouissement et le bonheur, non pas d’une poignée d’hommes, mais de tous les Zaïrois.
2. Tous Zaïrois doivent être réellement protégés contre l’arbitraire du pouvoir.
3. La Constitution et les lois du Zaïre doivent s’imposer effectivement à chacun, quelque soit sa fonction et son rang social.
4. La démocratie ne deviendra effective au Zaïre que si la représentation de notre peuple dans les organes politiques législatifs et délibérant de l’Etat s’opère par des personnes librement élus par le peuple.
5. Il faut que cesse la centralisation à outrance et la concentration des pouvoirs entre les mains d’une seule personne.

Monsieur le Secrétaire Général Adjoint,

« RE-UNIFIER = re-fusionner, re-homogénéité, re-Uniformiser etc.…» : ceci signifie que notre parti était « UNI » autour de nos textes c’est- à- dire les statuts et règlements intérieurs qui régissent le Parti avant cette division.

Le problème, Monsieur TSHIBALA, c’est que depuis plus de 5 années bientôt (14/12/2010 sortie du Congrès), l’UDPS à travers certains cadres ou hauts cadres et voir même le non cadre du Parti se considèrent comme GUIDE et donc les statuts et règlements intérieurs deviennent automatiquement leurs pensées et paroles, le point de vue de la Base (Membres) est sévèrement ignoré, méprisé et celui qui persiste se voit châtié par des décisions sortant d’un laboratoire machiavélique qui porterait une vraie ou fausse signature du Président, bref, une Monarchisation du Parti où les princes sont intouchables, monde dans lequel l’injustice est visible.

Monsieur le Secrétaire Général Adjoint,

Voici ce que vous écrivez dans votre lettre : « Pour atteindre les objectifs qu’elle s’est assignés d’opérer le changement véritable au Congo, d’instaurer l’Etat de droit, la justice, la prospérité matérielle et intellectuelle pour tous, l’UDPS a besoin de l’unité, du rassemblement et de l’apport de tous ses membres afin de voir les valeurs pour lesquelles ils se sont tant battus mises en œuvre pour le bonheur et l’intérêt de tout notre peuple. »

Monsieur le Secrétaire Général Adjoint,

Vous parlez des objectifs à atteindre et pour cela vous avez besoin de l’UNITE et de l’apport de nous tous pour y arriver ! Bravo Monsieur TSHIBALA de vous souvenir que c’est dans l’Union que nous pourrions tous gagner et non dans la division, ni même dans l’égocentrisme d’un groupe d’individus caractérisé et méprisant des valeurs fondamentales qui ne sont rien d’autre qu’une base inébranlable pour une société partageant la même vision. Voilà pourquoi, Monsieur TSHIBALA, je voudrais que vous sachiez, la raison d’être d’un Parti politique, c’est l’épanouissement et le bonheur, non pas d’un individu au dépend des autres, mais de nous tous.

Dites- vous bien que les statuts du Parti et les règlements intérieurs de l’UDPS doivent être non seulement au- dessus de tous mais aussi s’imposer effectivement à tout un chacun et quels que soient sa fonction et son rang social. (Voir Article 6 Titre 1 : Dénomination) L’organisation politique de notre Parti UDPS et la démocratie effective ne deviendra réelle que si la représentation de nos structures et organes du Parti, l’exécutif et délibérant s’opère par des personnes librement élues par la Base afin que cessent la centralisation à outrance et la concentration des pouvoirs entre les mains d’une seule personne bloquant ainsi le fonctionnement démocratique d’un Parti à son profil ou celui d’un clan en l’occurrence le clan familial et leurs vassaux comme c’est le cas aujourd’hui Monsieur TSHIBALA dans notre Parti.
Tout le pouvoir est entre les mains d’un seul homme, Monsieur TSHISEKEDI, cela est anti démocratique. (Voir Article 23 des statuts, Attributions du Pouvoir).

Monsieur le Secrétaire Général Adjoint,

Il a été reproché au Président MOBUTU d’avoir instauré un régime dictatorial confisquant tout le pouvoir devenant ainsi seul pouvant décidant du sort de la République du Zaïre mais, nous voilà en train de marcher exactement sur les traces de celui que nous tous avions condamné hier le qualifiant de « MONSTRE à VISAGE HUMAIN ». Où en sommes-nous aujourd’hui dans l’UDPS ? Avons-nous tiré des leçons ? Monsieur TSHIBALA, un pouvoir doit être reparti entre les différents organes politiques du Parti dans un cadre démocratique que doit fixer le Congrès et souhaitons voir de la Base jusqu’au sommet du Parti, un contrôle sur tous les plans afin d’assurer une transparence dans la gestion quotidienne de nos acteurs et éviter ainsi l’appropriation des biens publics au profit d’un intérêt individuel et égoïste comme c’est le cas actuellement dans l’UDPS.

Donc, il ne suffit pas de faire un appel à l’Unité pour que cela se passe comme si nous étions des applaudisseurs politiques qui n’ont rien de plus que l’envie d’apparaitre afin de soigner leur apparence inculte et sans conviction politique ni idéal avec un déni d’être.

Non, Monsieur TSHIBALA, il convient de marquer un stop et faire un bilan de notre parcours et poser des bonnes questions : quand ? Pourquoi ? Où en sommes-nous aujourd’hui ?
Monsieur TSHIBALA, je crois que vous devriez plutôt demander à ceux qui semblent ignorer les règles qui régissent le Parti voir TITRE XI Disposition Transitoire et finales ARTICLE 62 de nos statuts :

1. Par dérogation des articles 32 alinéa 1, 33, 34 et 36 des présents statuts, il est institué une période transitoire de trois ans non renouvelable, période durant laquelle le Président du Parti nomme et, le cas échéant, révoque les membres des comités fédéraux.
Cette dérogation, nécessitée par la mise en œuvre de la réforme des structures du Parti approuvées au Premier Congrès de l’UDPS, prend impérativement fin au mois de Décembre de la troisième année de la transition, date à laquelle la
2. Commission Electorale Permanente du Parti devra organiser l’élection des présidents fédéraux et ce, conformément aux présents statuts
Monsieur TSHIBALA, vous dites : « Nous ranger tous avec la même foi inébranlable dans notre victoire, la fermeté et la détermination derrière le seul Leadership, mieux le seul Leadership gagnant qu’incarne Etienne TSHISEKEDI » Monsieur TSHIBALA, vous dites « Le seul leadership » cela reflète pour moi votre opinion personnelle que je ne trouve pas sincère et objective mais, je voudrais obtenir de votre part, Monsieur TSHIBALA, les réponses à mes questions sur la Présidence de plus de 4 ans à la tête du Parti, pourriez vous me donner le bilan de sa gestion sur le plan ;
1. de la Finance, combien y a- t- il dans le compte du Parti ?
2. de la démocratie ? (Liberté d’expression et de la pensée)
3. de l’organisation ?
4. de la justice ?
5. de la transparence ?
Monsieur le Secrétaire Général Adjoint, en toute franchise comme vous dites, lorsque le Président TSHISEKEDI qui vit en Belgique depuis plus de 6 mois maintenant, refusant de rencontrer les cadres du Parti du lieu de son habitation, pensez- vous que c’est l’attitude d’un Président qui veut UNIR ou qui DIVISE ?
Le seul leadership ! Le Président est devenu le chef d’un clan et non d’un Parti, le seul leadership viole répétitivement les règles régissant le Parti au profit d’un groupe d’individus et vous demandez que tout le monde sans condition se range derrière lui ?
« En démocratie, la politique est l’art de supprimer les mécontentements » dira LOUIS LATZARUS mais dans l’UDPS, Monsieur le Secrétaire Général Adjoint, la politique est devenue l’art de supprimer les mécontents c’est- à- dire ceux qui dénoncent la dérive et le non- respect des statuts.

Monsieur le Secrétaire Général Adjoint,

Je ne peux ignorer votre appel à l’unité car ce serait pour moi accepter et consolider la division au sein de notre Parti alors que la lettre « U » l’une de composante de l’acronyme de notre sigle est significative dans sa définition « UNION », oui, mais voilà Monsieur le Secrétaire Général Adjoint, cette union ne pourra se faire qu’au tour des textes régissant le Parti et cela dans la stricte considération des uns et des autres sans favoritisme, ni clientélisme et encore moins le népotisme mais plutôt, dans un esprit ouvert et sincère pouvant permettre une analyse qui sera aussi sincère, franche et profonde sur la problématique de notre Parti comme nous le faisions lorsque notre concours était sollicité.

Monsieur le Secrétaire Général Adjoint,

Je voudrais vous rappeler que la tolérance et les divergences des opinions politiques au sein du Parti restent le seul moyen d’éviter justement l’éclatement du Parti car ces valeurs pour lesquelles nos Pères Fondateurs se sont battus, sont considérées propos outrageant contre la direction politique qui par ailleurs, se résume en seul homme et son entourage très proche et familial.
Il est incontestable, Monsieur TSHIBALA, que, dans son ensemble, l’opinion des nos membres souhaitons tous l’« union » de notre Parti et pour cela je vous propose une introspection sous forme d’une commission de réconciliation qui va précéder le Congrès.

Pour cela voici ce que je vous propose ; et qui va nous permettre de gagner du temps.
Il conviendrait de commencer par se poser les questions suivantes :


1. C’est quoi le problème dans l’UDPS ?
2. Une fois le problème identifié alors passer à la deuxième question qui est Pourquoi est ce que cela est arrivé ?
A cette étape Monsieur TSHIBALA, se sont les vérités de ce qui y a fonctionné ou pas et le pourquoi et alors passer à la troisième qui est
3. Que faire ou Comment agir maintenant ?
Ici, Monsieur TSHIBALA, vous aurez les propositions de tous en fonction de ce qui est sorti de la deuxième question alors viendra…
4. La Solution et l’application.

De ce qui précède, je demande simplement le respect des textes du Parti par tous sans exception aucune en commençant par le Président TSHISEKEDI lui même. L’UDPS est un Parti qui a beaucoup sacrifié en terme des vies Humaines, qui d’entre nous peut quantifier les nombres des veuves, des orphelins et orphelines que compte l’UDPS depuis sa création ? Non, Monsieur TSHIBALA, le sang des nos membres et de notre peuple coule jusqu’aujourd’hui, cela devrait interpeler la conscience de chacun à la responsabilité qui est nôtre face à la Nation Congolaise à travers notre Parti au profit de l’intérêt supérieur national et non à la cogitation des idées macabres d’un individu ou groupe d’individus dont la barbarie est leur idéal.

« Si vous étés dans la vérité et que le monde entier est contre vous, restez- y, car il finira par vous joindre » Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA


Tenons bon,

Bernard KABEYA.




Bernard Kabeya
Représentant adjoint UDPS France

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