Les dialoguistes de l'UDPS et de la MP n'ont pas encore désarmé.

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Milambu K.
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Les dialoguistes de l'UDPS et de la MP n'ont pas encore désarmé.

Message par Milambu K. » dim. sept. 20, 2015 11:12 am


Nous avons tous appris que l'UDPS a décidé de mettre fin à ce qu'ils appellent soit des pourparlers soit des pré-dialogues en vue d'un dialogue qui doit avoir lieu à Kinshasa.

Tout celui qui a attentivement lu le fameux communiqué et qui a suivi Félix Tshisekedi sur les ondes de la Rfi doit s'être rendu compte de l'ambiguïté criante qui en sort. C'est comme si le parti d'Etienne Tshisekedi a pris plaisir à laisser planner le doute depuis un certain temps.

D'un côté, le dit communiqué ne donne pas de raison claire ayant motivé la décision de quitter la table de négociation. De l'autre côté, Félix confirme que l'UDPS met fin aux pourparlers, mais ne renonce pas au dialogue. Il faut aussi ajouter la récente déclaration du figurant Secrétaire Général Bruno Mavungu qui disait depuis Kinshasa qu'Etienne Tshisekedi n'avait mandaté personne pour engager son parti dans les rencontres secrètes d'Ibiza et Venise. Pourquoi cette ambiguïté et pourquoi cette confusion dans le chef de l'actuelle direction politique de l'UDPS?

Un jour après la décision de Tshisekedi, certaines rumeurs circulaient déjà. Selon elles Kabila aurait cédé à la pression et va obtempérer à la volonté de Tshisekedi. C'est-à-dire laisser la médiation du dialogue à un représentant de la soi-disant communauté internationale, etc. Chers compatriotes, cette rumeur n'est pas à prendre à la légère. Vous aurez surêment remarqué que les gens ont pris l'habitude de lancer des ballons d'essai, afin de jauger l'opinion et la préparer en toute douceur.

Nous devons rester vigilants, car les dialoguistes n'ont pas encore renoncé à leur plan suicidaire. Nous devons nous opposer à ce dialogue quand bien même sa modération serait assurée par la communauté internationale. Nous savons tous que cette fameuse communauté n'est pas une garantie, car c'est par elle que sont passés tous les coups contre notre pays. Pour elle il ne faut pas laisser aux Congolais de décider seuls de l'avenir de leur nation. Comme ce fût avec Léopold II, la communauté internationale nous impose toujours des leaders faibles et illégitimes, afin de mieux les contrôler. L'heure est arrivée pour que nous puissions mettre fin à ce cycle d'opprobre qui n'a fait que tant durer. Montrons à la face du monde que nous sommes capables de nous assumer.

L'Union pour la Démocratie et le Progrès Social est un parti dans lequel j'ai évolué depuis mon très jeune âge. Tout a commencé à la maison bien avant ma participation active à l'Université de Kinshasa puis en dehors du pays. Bref, ce parti m'est très cher et il en est de même pour tant d'autres. Nous reconnaissons tous que c'est par l'UDPS que la vision des pères de l'indépendance pour une véritable démocratie avait commencé à prendre forme au début des années 90. C'est grâce à l'UDPS que nous parlons du multipartisme au Congo aujourd'hui même si la fin de la Guerre Froide en était pour beaucoup. N'eut été l'AFDL, le Congo aurait fait d'énormes progrès vers un Etat de droit démocratique avec bien sûr le leadership de la fille aînée de l'opposition.

Ceci dit, je ne pense pas que le parti doit passer avant la nation. Nous avons l'obligation d'intérioriser tous la notion de l'intérêt général. Notre pays court un danger réel et je trouve inaccéptable que ce nouveau complot contre la République ait la bénédiction du parti auquel les Congolais dans leur majorité ont cru. Après tout on vient en politique non seulement pour défendre des principes et des valeurs, mais aussi les promouvoir. Nous devons donc être capables d'opposer les directives de notre leader lorsque celles-ci ne cadrent plus avec les objectifs que nous nous sommes fixés. A savoir le respect des textes, la lutte contre les antivaleurs, la lutte contre l'impunité, la tolérance des differentes opinions, la lutte pour l'avènement d'un Etat de droit, etc. Voilà pourquoi, je me suis opposé au dialogue inopportun préconisé par une partie des membres de l'UDPS qui nous éloignera de ces objectifs nobles. Ce schéma est périleux et risque de nous plonger plusieurs années en arrière. Si l'UDPS veut réellement voir Kabila quitter le pouvoir en 2016, il faut qu'elle se joigne aux autres forces vives de la nation qui poursuivent manifestement ce but. C'est seulement dans l'unité et ensemble avec le peuple que l'UDPS vraincra! L'orgueil affiché et le refus de nous associer aux autres membres de l'opposition pendant que nos frères se font tuer ne pourra que coûter cher au parti d'Etienne Tshisekedi.

Comprenez, chers compatriotes que l'heure n'est pas à l'assoupissement. Le projet du dialogue est encore sur la table, car la MP et l'UDPS n'y ont pas définitivement renoncé. Tout pousse à croire que c'est à dessein qu'on a fait planner le doute. Compte tenu de la manifestation de Bruxelles contre le dialogue qui a fait beaucoup de bruit il faut l'admettre, l'heure était donc venu pour un changement de stratégie. La nouvelle stratégie consisterait donc à donner l'impression de se faire prier par le pouvoir après lui avoir dit non. Ainsi le camp UDPS va se faire une bonne conscience, car il sera théoriquement devenu en position de force étant donné la présence des parrains de la communauté internationale. Ce dialogue s'il a lieu n'accouchera de rien si ce n'est des verbiages pour justifier l'inacceptable.

Aimer le parti, c'est aussi savoir prendre le courage de dire non à Etienne Tshisekedi lorsqu'il lève des options qui ne cadrent plus avec les objectifs que doit poursuivre le parti qu'il préside. Les intérêts des individus et du parti ne doivent pas passer avant ceux de la nation Congolaise. Il est inacceptable que l'UDPS serve de marchepied aux ennemis de la nation qui tuent impunément jours et nuits nos frères et soeurs.

Le Congo d'abord!

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