A quelle vitesse travaille Luis Moreno Ocampo de la CPI ?

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A quelle vitesse travaille Luis Moreno Ocampo de la CPI ?

Message par Lacoste » mer. juin 11, 2008 4:55 pm

(Jean N’Saka wa N’Saka)

Le sénateur Jean-Pierre Bemba, Président national du Mlc et pressenti leader de l’Opposition institutionnelle du point de vue de l’importance numérique de ses élus dans les deux Chambres du Parlement congolais, a été arrêté à Bruxelles le 24 mai dernier, livré à la Cour pénale internationale par la justice belge, pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité supposés être commis en République Centrafricaine lorsqu’il était maître de sa zone d’influence militaire dans le Nord de la Province de l’Equateur situé à la frontière de la République Centrafricaine. La défense de J.P. Bemba et certains observateurs neutres qualifient son arrestation d’arbitraire et d’une affaire imprégnée d’une forte dose de coloration politique. Ils ne sont pas à court d’arguments pour étayer leur conviction. Le champ juridictionnel du Procureur espagnol Louis Moreno Ocampo qui s’occupe du dossier J.P. Bemba s’étend sur quatre pays, à savoir la République Démocratique du Congo, le Nord de l’Ouganda, la République Centrafricaine et le Soudan. Son Bureau est censé mener des enquêtes dans ces quatre pays ciblés, découvrir des faits graves et inculper leurs auteurs. Le dossier J.P. Bemba est rendu public de façon spectaculaire pour des faits commis non pas en RDC son pays, mais en République Centrafricaine.

Les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité ont été commis et sont encore commis dans ces quatre pays, et dont les auteurs nationaux ne sont pas encore cités publiquement de façon spectaculaire. On peut évoquer exceptionnellement ceux de la RDC : Thomas Lubanga, germain Gatanga et Ngudjolo. Le procureur de la Cour pénale internationale chargé de ce champ juridictionnel croit faire de l’effet dans l’opinion en accordant la priorité à la capture sensationnelle d’un gros poisson de la Rdc, inculpé de faits auxquels il serait mêlé non pas à l’intérieur de son pays où il avait été l’un des acteurs majeurs, mais en République Centrafricaine, à la frontière de laquelle se trouvait sa zone d’influence du temps des hostilités en RDC. Curieusement, le Président de ce pays à l’époque, qui avait fait appel à lui pour lui prêter main-forte, et ses lieutenants de l’Etat-major général, sur l’ordre et le contrôle de qui auraient opéré un contingent de soldats en provenance de la zone d’influence du MLC de J.P. Bemba en RDC, dorment encore sur leurs deux oreilles là où ils se sont exilés. On dirait que la RDC est le ventre mou et le pays-cobaye africain d’expérimentation de la procédure d’inculpation à la Cour pénale internationale dans le cadre du Statut de Rome.
On n’a pas connaissance de l’inculpation officiellement rendue publique d’un Ougandais, d’un Centrafricain, d’un Soudanais, auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, par la Cour Pénale internationale selon des enquêtes du Procureur Luis Moreno Ocampo. Jeudi passé 05 juin, ce Procureur s’est trouvé à New York pour présenter au Conseil de sécurité de l’Onu son rapport sur la situation au Darfour dans la République du Soudan. Selon son rapport, il signale le refus du Soudan de coopérer avec la Cour pénale internationale, et son rejet de la résolution 1593 du Conseil de sécurité. Le Gouvernement soudanais ne se montre pas disposé à arrêter et à livrer à la CPI Ahmad Harun ancien ministre délégué chargé de l’Intérieur et Ali Kushayb, chef de milice/Janjaouid, inculpé depuis avril 2007 de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Ahmad Harun est encore aujourd’hui membre du gouvernement soudanais chargé, chose étrange, des affaires humanitaires. A part le Soudan, Luis Moreno Ocampo n’a rien dit des présumés criminels ougandais et centrafricains. D’ailleurs, estiment les observateurs, l’arrestation du Congolais J.P. Bemba devrait être précédée de ou synchronisée avec celle d’officiels civils et militaires centrafricains de l’époque, qui lui avaient fait appel pour leur prêter main-forte.

Les sphères internationales sont de marbre

C’est l’analyse de tous les paramètres qui pousse les observateurs à se douter de l’instrumentalisation de la Cour pénale internationale et de la coloration de la procédure d’arrestation du sénateur J.P. Bemba d’une forte dose politique. On peut toutefois épiloguer sur cette arrestation ; sa défense peut se montrer éloquente et développer un arsenal d’arguments massue et probants en faveur de sa libération ; mais on a l’impression que l’affaire du sénateur avec la Cour pénale internationale apparaît comme une cause déjà entendue dans les hautes sphères internationales, notamment l’Union européenne et le Conseil de sécurité de l’Onu. Dans toutes ces sphères, on reste de marbre comme si de rien n’était, à part quelques rares déclarations isolées de personnalités à qui des journalistes curieux et entreprenants tentent de tirer les vers du nez.
Le Commissaire européen Louis Michel ne désapprouve ni n’approuve cette arrestation, mais recommande à la Cour pénale internationale d’aller au but de sa logique et de se crédibiliser vis-à-vis de l’opinion congolaise, africaine et internationale en tournant son regard encore vers Kinshasa où il y aurait d’autres auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, qui devraient rejoindre J.P. Bemba dans le box des accusés. Quant à l’ambassadeur français Jean-Maurice Ripert à l’Onu qui conduisait à Kinshasa le week-end dernier la délégation du Conseil de sécurité, la Cour pénale internationale est une institution indépendante et souveraine pour faire son travail. Le Conseil de sécurité n’a aucune compétence sur elle. Se trouvant dernièrement à New York, le Procureur Luis Moreno Ocampo a déclaré à la presse qu’il brûlait du désir de voir Jean-Pierre Bemba comparaître devant la Cour pénale internationale pour lui poser des questions. Les tribulations du leader du MLC ne sont pas – paraît-t-il – un incident de parcours. On ne voit guère d’indices indulgents qui concourent à lui épargner le calice d’amertume qui l’attend.

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