KABILA RESISTE ENCORE AUX ASSAUTS DE L'OPPOSITION RDCONGO

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kongolo katolo
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KABILA RESISTE ENCORE AUX ASSAUTS DE L'OPPOSITION RDCONGO

Message par kongolo katolo » lun. janv. 12, 2015 6:20 pm


Par RFI Reportage à Kinshasa du 12/01/2015 - par Kamanda Wa Kamanda : RDC: violents heurts en marge du débat sur l’organisation des élections

Le palais du Peuple, à Kinshasa, République démocratique du Congo.

En RDC, le projet de loi pour organiser les prochaines élections qui doivent avoir lieu en 2015 et 2016, dont la présidentielle, doit être examiné et débattu ce lundi par l’ensemble des députés au Parlement. Mais l’opposition a d’ores et déjà annoncé vouloir boycotter ce débat, car selon elle, le projet de loi électorale tel qu’il a été conçu servirait à retarder la tenue d’une présidentielle en 2016. Et ce lundi matin, les militants de l’opposition qui voulaient marcher sur le Parlement ont été violemment dispersés.

Les quelque 300 militants rassemblés près des sièges des partis d’opposition pour marcher sur le Parlement ont été dispersés de façon musclée à coups de gaz lacrymogènes et bloqués au niveau des sièges de leurs partis. Avant même de commencer à marcher en direction du Parlement, à 500 m à peine de l’endroit où se trouvent les manifestants, il a suffi que le cortège se forme, brandisse quelques drapeaux et quelques slogans comme « Nous voulons des élections en 2016 », « Kabila doit partir », pour que sans aucune sommation, la police lance des grenades assourdissantes.

Immédiatement, les quel que 300 manifestants ont pris leurs jambes à leur cou avant une nouvelle tentative de regroupement qui s’est aussi soldée par des grenades lacrymogènes lancées à plusieurs reprises à l’intérieur même de l’enceinte des partis d’opposition, de l’UNC et du MLC notamment. Un premier bilan évoque trois blessés, dont un grièvement. Son pied a été arraché par le tir d'une grenade lacrymogène, selon plusieurs témoins.

Désormais, les députés de l’opposition sont au Parlement pour la plénière. Et l'ensemble des députés de l'opposition ont sifflé pour perturber et boycotter l'examen de la loi électorale au palais du peuple. Un peu auparavant, les policiers les avaient bloqués avec leurs militants. Huit pick-up des forces de l’ordre, chargés de policiers anti-émeute, patrouillaientt dans la zone à la mi-journée. La situation est donc plutôt tendue.

L'opposition appelle à boycotter les débats

L’objectif de ce rassemblement c’était de faire échouer l’adoption de la nouvelle loi électorale ce lundi. Pour l’opposition, c’est dans l’article 8 que se trouve le piège. Le projet de loi conditionne, en effet, la tenue des législatives et présidentielles en 2016 aux résultats d’un recensement. Le gouvernement affirme qu’il est crucial de connaître le nombre exact d’électeurs congolais pour une juste répartition des sièges à l’Assemblée, mais l’opposition dénonce une manœuvre pour retarder la présidentielle et maintenir Joseph Kabila plus longtemps au pouvoir. Car dans un pays cinq fois grand comme la France, ce recensement pourrait prendre deux à trois ans.

Autre modification, plus consensuelle celle-là : le renforcement la traçabilité des résultats de vote lors du dépouillement et du comptage des voix. L’idée est d’éviter les accusations de fraude comme lors de la présidentielle en 2011. Il y est aussi question de l’augmentation des frais de dépôt de candidature, multipliés par deux. Le montant doit passer de 55 000 à 110 000 dollars. Pour le pouvoir, c’est une façon d’éviter les candidatures fantaisistes, mais une partie de l’opposition s’inquiète, compte tenu de la difficulté pour les partis politiques en RDC d’obtenir des financements.

Nouvel amendement sur la nationalité

Enfin les députés s’inquiètent que la majorité n’introduise des amendements de dernière minute, ce lundi, pour servir les intérêts du pouvoir. Exemple : un amendement qui imposerait à tout candidat d’être Congolais de père et de mère. Une restriction qui pourrait servir à empêcher certaines candidatures comme celle de l’actuel gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, de double nationalité, congolaise et belge.

C’est donc un débat sous haute tension qui est attendu. D’autant plus que certaines sources affirment que les députés de la majorité ont été encouragés financièrement à adopter cette loi électorale au plus vite et en catimini alors que l’opposition boycotte le débat sur ce projet de loi.

■ La veille, des affrontements autour d’une manifestation interdite de l’opposition signalés à Kinshasa

Des heurts, ce dimanche, ont opposé la police et des membres de l'opposition qui tentaient d'organiser une manifestation interdite à Kinshasa. Selon un premier bilan, il y aurait une trentaine d'interpellations et une quinzaine de blessés parmi lesquels un cameraman. La manifestation avait été interdite par l'autorité de la ville de Kinshasa la veille au soir.

A onze heures, heure prévue du début du meeting, le terrain le long du boulevard triomphal en face du stade des martyrs est déjà investi par de nombreux policiers

KONGOLO KATOLO
UDPS/BELGIQUE

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