Après Espagne : les ethnocrates et les opportunistes de Woluwe ont atteint le point de non retour

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Sage Gayala
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Après Espagne : les ethnocrates et les opportunistes de Woluwe ont atteint le point de non retour

Message par Sage Gayala » sam. sept. 12, 2015 5:25 pm

Salut chers tous,


J’ai personnellement lu et relu les écrits des chantres du nouveau courant politique très mâtiné dit les dialogueurs et/ou les tshisekedistes. Je me suis interdit, non sans peine, de mot dire, au regard des interventions qui visent le bas de la ceinture politique. Des quidams, connus sous d’autres cieux comme de tortionnaires, mêlés aux opportunistes ont tous renforcé l’équipe des « ethnocrates » qui gavaient déjà de porter seuls, comme des galons, le nom de l’UDPS.


Chers tous et toutes,



​I​ls ont atteint le point de non retour. La fissure entre eux et, non seulement, nous, mais surtout entre eux et le peuple ne peut plus être colmatée. Le devoir est nôtre pour que le peuple n’oublie rien de ce temps d’angoisses dans lequel il a été enfoncé. Nous y reviendrons.



Avant tout, vous serez tous d’accord avec moi que ce conglomérat d’opportunistes n’a jamais était aussi prolixe depuis qu’il est pris de vertige suite à la succession rapide des événements qui, certes, est une descente aux enfers. (Félicitation à ceux qui travaillent dans l’ombre). A travers différentes productions médiatiques de Woluwe, nous assistons à la naissance d’une pieuvre politique qui est en conflit avec elle-même et dont les tentacules décident chacun de prendre sa propre direction. Suivez mon regard. Je ne voudrais pas faire la part belle aux nègres de service ou autres « esclaves heureux » dont les tintamarres acadiens ne se limitent qu’entre deux points de connexion internet.


Revenons à l’essentiel. Question fondamentale : faudrait-il avoir atteint une maturité politique pour comprendre qu’un positionnement dans le cas congolais, comme ailleurs, ne peut-être que le fruit d’une induction ? Induction, lisons le signe de temps.

En juillet 2013, alors qu’à Limete les gourous de l’ethnocratie se frottent les mains pour avoir modifié discrètement les statuts de l’UDPS, Boshab lance le débat sur la révision constitutionnelle. Le ton est donné, mais la cohorte de suivistes croit à la providence, mieux le ver qui est déjà dans la pomme les inoculent tous un somnifère qui les plonge dans PONGI YA BA BEBE.


Mi-juin 2014, le pion est poussé un peu plus loin. C’est la sortie du livre : Entre révision de la constitution et l’inanition de la nation. 7 jours plus tard, le 26 juin 2014, lors de la publication du calendrier des élections urbaines, municipales et locales, la CENI dévoile, entre les lignes, une conjuration politique en préparation. Elle cite la loi des finances de 2014 qui « prévoit » un budget de 166 millions USD qui devra être complété à l’exercice 2015. Au total, 300 millions USD sont nécessaires pour organisation de ces élections fin 2015. Entre les mains, aucun rond. Tenez, peu avant cette sortie du curé de Cucugnan, pour ne pas dire de Kingakati, le 9 juin 2014, le FMI annonçait déjà un déficit budgétaire global de 1,7 % du PIB. Pire, malgré la croissance sur papier chantée par Matata, les paiements au titre des arriérés intérieurs, selon le FMI, n’a été que de 0,3 % du PIB, ce qui ont porté les besoins de financement à 2,0 % du PIB, dont seulement 0,4 % a été apuré à l’aide d’un prélèvement sur les dépôts liés à l’allègement de la dette et le reste par un financement extérieur. Le signal est donc fort, par induction, tout politicien sensé pouvait appréhender la stratégie de sortie de l’UMP à la lumière des raisons avancées par Boshab dans son livre ainsi que des chiffres du FMI, sauf les adeptes de la nouvelle religion de Saint-Lambert ou de Saint-Etienne de Woluwe.


C’en n’est pas tout. Autre poteau indicateur, parmi tant d’autres, en août 2014, exactement le 8, comme il sait bien le faire, Mende organise un show télévisé diffusé à Kinshasa sur trois télévisions simultanément, avec Willy Kalengayi. Il évoque, pour la première fois, le dialogue comme porte de sortie d’une crise, mais de quelle crise, il ne dit mot. L’appel de pied de l’homme aux paroles putrides ne fait tache d’huile. Les chiens de Pavlov de l’arène politique congolaise ne bavent pas. La fétidité de Mende les repousse. Dans la semaine du 16 août 2014, comme le fera plus tard un ministre de Kabila, le service de Kamerhe est loué. Il fait une tournée médiatique internationale et cite Mende et son idée de dialogue. Et là, la cloche du maitre est entendue. A Limete, Mavungu bave jusqu’à faire un fleuve. Au retour de Kamerhe à Kinshasa, une plate-forme est née, les Forces Politiques et Sociales pour l’Unité. Ces forces ont pour secrétaire, Bruno Mavungu. Sur leur propre demande, ils sont reçus de temps à autre par des agents de la Monusco pendant leurs heures de loisir. Au menu le dialogue. Le cadre parait trop somptueux pour être vrai que Mavungu fait une crise du « président Schreber » non seulement par ses écrits et meetings qu’il organise à Limete en faveur du dialogue et du partage de pouvoir, mais va jusqu’à enfiler les couleurs de l’UNC.


Progressivement, Kamerhe, Kolosso Sumaili, Kudura Kasongo, Roger Mayemba, Olongo Pongo et Placide Kanza commencent à lever leurs pieds de la pédale, alors que l’inconscient Mavungu, piégé par Maman-m’a-dit, fonce. Alors qu’il se met à confectionner une feuille de choux dite feuille de route, Boshab frappe fort : le dépôt du projet de la révision constitutionnelle au parlement. Le camp Woluwe a déjà pris une vitesse de croisière qu’il ne peut plus s’arrêter, il appelle tout seulement au boycott des manifestations de janvier 2015. Le piège marche comme prévu, mais les adeptes enivrés de l’esprit saint-Etienne de Woluwe croient toujours au miracle. Passons outre d’autres précisions. Soulignons, cependant que sur le terrain, mi-2015, l’affaire de Maluku galvanise l’opinion, le danger est imminent. La cohorte de maman est appelée à nouveau à la rescousse. Kalev entre en jeu, en ouvrant le bal de cons à Limete. Toute la classe politique entre en dance, Maluku oublié. Mais une leçon est à retenir : seule la population est capable de stopper et/ou renverser les velléités de la Kabilie.



Revenons à notre approche inductive. Au même moment, Kabila met les gros morceaux en lâchant tous les politichiens de sa cour. On nous parle de la contrainte budgétaire, des grands électeurs, de trois ans de transition, du dialogue, des institutions des nouvelles provinces, du calendrier électoral, etc. Bref, Mende, Minaku, Kin-kiey, Matata, la cour constitutionnelle, le parlement, le sénat, la CENI, tous sont du même avis et parlent du même langage mais avec des expressions différentes : pas d’élection présidentielle en 2016. Tous les congolais l’ont compris, sauf les gens fanatiques tribalo-secteurs de Woluwe ? Nous ne pouvons le certifier.


Le service de Ne Mwanda Nsemi est mis en contribution. Bas-Congo est la province la plus acquise au changement. Plus de 80% de voix accordées à Tshisekedi en 2011, alors que le Kasai-Oriental, sa propre province (d’où sortent la quasi-majorité de croyants de Woluwe) ne lui a donné que moins de 58%. Après s’être bien graissé la patte, l’homme qui se fait passer pour un être spirituel, avec une suite d’une centaine de personnes, fait une tournée dans tout le Bas-Congo avec un seul slogan : glissons ensemble. Et pendant ce temps-là, aux frais des contribuables, les adeptes de l’UDPS-Famille, trop crédules, taillent bavette avec Kalev et compagnie.


Pas plus tard que cette semaine, Ne Mwanda Nsemi, après avoir inoculé le poison du glissement dans tout le Bas-Congo, jette l’éponge. Assuré de se taper une retraite anticipée et non précipitée, il croit nous singer en faisant de grimace. Soit ! Devons-nous dire qu’il ne savait pas ce qu’il faisait et le reprendre parmi nous ?

De l’Espagne, nous apprenons aussi que les ambitions se divergent. Impression de surface… Devons-nous aussi dire qu’ils ne savaient pas l’aboutissement de leurs rencontres alors que Boketshu, l’ex-musicien de Swede Swede, le savait ?


Chers tous et toutes,


​N​ous avons expliqué ci-haut que le ratio decidendi du gouvernement en organisant ces rencontres était la peur de la population. Comme Ne Mwanda Nsemi, les adeptes de Woluwe ont permis d’enterrer l’affaire de Maluku, de diviser l’opposition et surtout l’UDPS, de désamorcer la pression populaire dans les grandes villes du pays et de la diaspora, de faire accepter l’idée d’un dialogue avec toutes ses conséquences, d’acheter, voire de corrompre plusieurs jeunes montants de la résistance qui ne sauraient plus rebondir. Viendraient-ils nous dire qu’ils n’ont pas perçu toute la stratégie du gouvernement ?


Chers tous,


​La vérité est simple. S’étant rendu compte que l’UDPS-Famille est vide, mieux remplie des ethnocrates et opportunistes qui n’ont plus aucune emprise sur la population à l’intérieur et à l’extérieur du pays, les stratèges de la kabilie poussent leurs alliés de l’UDPS-Famille à changer le fusil d’épaule. Dignes fils et filles de la RDC, vous avez travaillé dur pour maintenir notre peuple éveillé qu’il n’a pas sombré. C’est donc le moment de dédoubler nos efforts, d’isoler complètement ces filous et d’en informer notre population.


Sage-Fidèle Gayala


Porte-parole de l’UDPS Canada

Secrétaire fédéral en charge de la communication


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