CONFERENCE DE PRESSE DU REPRESENTANT

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Mbuyi Kabanda Mudingila
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CONFERENCE DE PRESSE DU REPRESENTANT

Message par Mbuyi Kabanda Mudingila » ven. nov. 18, 2011 8:52 pm

CONFERENCE DE PRESSE DU REPRESENTANT
DU 18 NOVEMBRE 2011 A BRUXELLES


Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs de la presse ;

Au nom de Monsieur Etienne Tshisekedi et de notre parti, Union pour la Démocratie et le Progrès Social « UDPS » que je représente auprès des collectivités politiques et civiles au BENELUX et auprès de l’Union Européenne, je vous souhaite la bienvenue et vous remercie pour votre présence à cette conférence de presse.

Comme vous le savez, dans 10 jours précisément se dérouleront au Congo Kinshasa, les élections législatives et présidentielles. Pour la première fois en 30 ans, Monsieur Etienne Tshisekedi, l’opposant historique comme on le nomme et l’UDPS participeront à ce « challenge » électoral. La présence de celui-ci et de son parti, pourtant normale dans n’importe quel processus électoral, provoque un séisme politique un peu partout, aussi bien dans l’opinion nationale qu’internationale, de sorte que des propos d’une saine colère exprimée par lui à la suite des actes de persécution continuelle perpétrés par les forces du pouvoir contre la population en général et les membres de l’UDPS en particulier, à qui on empêche de battre campagne, ont déclenché un tel tintamarre, un lynchage médiatique surdimensionné dépassant les limites du raisonnable.

Outre notre volonté d’y mettre fin, nous souhaitons par ailleurs par nos propos d’aujourd’hui, recadrer les choses, en apportant un éclaircissement aux enjeux qui couvent derrière ce processus électoral et qui justifient la présence de l’UDPS et de son leader Etienne Tshisekedi. Entre le mois de mai et de juillet 2011 et encore récemment au mois de septembre, Monsieur Etienne Tshisekedi a effectué une tournée diplomatique dans les principales capitales occidentales afin d’alerter la communauté internationale des dangers que courrait un processus électoral mal préparé à travers diverses manœuvres dilatoires et frauduleuses menées dans les opérations préélectorales, lesquelles menaçaient la perspective des élections apaisées souhaitée par la communauté internationale. Monsieur Etienne Tshisekedi a informé ses interlocuteurs des anomalies relevées dans les opérations préélectorales et solliciter de leur part de peser de tout leur poids pour que les choses se passent normalement.

Toutefois, comment avoir des élections crédibles dans une situation de non Etat ?
Comment disposer d’un processus électoral digne de foi là où règne l’anarchie et un climat généralisé de fraude et de corruption, dans une jungle sociale ?
Comment avoir des élections apaisées dans une telle déliquescence d’Etat ?

Face à ce scénario sinistre, il devenait impérieux pour une opposition responsable de se focaliser sur un certain nombre des fondamentaux, un certain nombre de critères d’appréciation de la transparence des opérations préélectorales notamment :

- 1° la mise à disposition par la Commission Electorale Nationale Indépendante « CENI » du fichier électoral
- 2° la mise à disposition par la CENI de la cartographie des bureaux de vote
- 3° l’accès de toutes les parties à la cause électorale au serveur central

La satisfaction à ces conditions de transparence ne poserait aucun problème si la CENI était un organe neutre, réellement indépendant, composé des hommes responsables ; un organe non inféodé au pouvoir en place.
C’est donc l’opacité qui entoure les opérations de la CENI qui met en péril le processus électoral lui-même, remettant par conséquent en question la perspective des élections apaisées. Par sa résistance à satisfaire ces revendications légitimes, la CENI suscite les manifestations des membres de l’opposition ; lesquelles sont réprimées dans le sang. Par ailleurs, depuis le début de la campagne, les militants de l’UDPS et des partis alliés ainsi que leur dirigeants qui battent campagne ou qui collent affiches, sont agressés, arrêtés, torturés, tués… sans que cela n’émeuve personne !
Ce sont ces violations incessantes, répétées des droits de l’homme qui ont entraîné le ras le bol et la saine colère de Monsieur Etienne Tshisekedi. Le lynchage médiatique qui s’en est suivi tant au Congo qu’à l’extérieur est étonnant et parait disproportionné et injuste. Ce lynchage médiatique justifie la tenue de cette conférence de presse car, comment comprendre que les assassinats des Messieurs Chebeya et Tungulu par exemple n’aient pas soulevé une telle levée de boucliers ?
Comment comprendre que les actes de violations massives des droits de l’homme au Kivu n’aient pas suscité autant d’émoi ?
Comment justifier une réaction si virulente à l’encontre de l’unique personnage politique congolais qui défend le peuple congolais en situation de légitime défense depuis plus de 30 ans ?
Comment justifier enfin la condamnation de la victime et la relaxe du bourreau ?

C’est que, Monsieur Etienne Tshisekedi dérange. Il dérange énormément certains milieux étrangers, lesquels cherchent les voies et moyens de le neutraliser, notamment par la voie de la fraude électorale. C’est la raison pour laquelle, en plus des exigences de la transparence évoquées ci-dessus, il existe un critère matériel non équivoque qui va trancher la question électorale actuelle. C’est celui de la légitimité interne établie par la popularité de chaque candidat en lisse. Ainsi, le recours au plébiscite du peuple permet d’évaluer le poids démographique des candidats et de mesurer de manière objective le degré de confiance que l’on peut accorder à un scrutin électoral organisé dans un contexte national d’anarchie, de fraude et de corruption généralisée.

Les voyages de Monsieur Etienne Tshisekedi au Katanga, ses meetings à Kinshasa, à Kisangani, Isiro et Buta ; à Goma, Butembo et Bukavu montre que sa popularité et donc sa légitimité interne demeure sans égale !
Dès lors, si le mouvement continue dans le même sens, le scrutin électoral, pour être crédible doit se conformer au degré de confiance exprimé par cette popularité. S’il s’en écarte, la voie sera grandement ouverte à l’inconnue.

D’autre part, cette question de légitimité, soulève la problématique politique de fond de notre pays, le Congo Kinshasa :
Depuis le 24 novembre 1965, date de la prise de pouvoir de Monsieur Mobutu, la légitimité externe s’est imposée de toutes ses forces sur la légitimité interne, empêchant incidemment les populations congolaises d’exercer et de jouir de leurs droits civils et politiques, notamment celui de choisir librement et démocratiquement leurs dirigeants.

C’est l’une des causes fondamentales d’extinction d’Etat et par extension de tous les maux qui frappent le peuple congolais, auxquels nous assistons impuissants.
Ayant fait le constat que la légitimité externe qui s’imposait telle une chappe de plomb sur notre pays avait un lien avec l’enjeu géostratégique qu’il représente sur le plan international, nous avons cherché à atténuer, à notre niveau, l’antagonisme existant entre les deux légitimités en les rapprochant l’une de l’autre.
Force a été de constater que la volonté de maintenir le Congo dans le lien de domination politique et de dépendance apparaît comme au dessus des limites du raisonnable…comme si les gains immenses susceptibles d’être gagnés à partir d’un coopération bénéfique aux deux parties n’avaient rien à avoir avec le désir irrépressible de voir les congolais souffrir à perpétuité.

Ce désir lui-même apparaît comme obsessionnel et compulsif, car il est extrêmement difficile de comprendre que, malgré l’échec manifeste, sans équivoque des régimes de Monsieur Mobutu pendant 32ans et de 2 Kabila pendant 15 ans de construire ou de reconstruire un Etat digne de son nom, tout est fait pour leur maintien au pouvoir coût que coûte, envers et contre tous les congolais.

Dès lors la question devient philosophique. On dit de la civilisation occidentale qu’elle est d’essence judéo chrétienne. En d’autres termes, elle repose sur des fondements conceptuels de la fraternité et de la solidarité universelles. Que ce sont ces valeurs, traduites en principes et règles de droit et consacrées dans les premiers textes révolutionnaires des siècles de Lumières tels le Bill of Rights anglais de 1689 ; la Déclaration de l’Indépendance américaine du 04 juillet 1776 ; la Déclaration française des Droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789.
Cette consécration a été mainte fois renouvelée notamment dans la Charte de l’Organisation des Nations Unies proclamée à San Fransisco le 26 juin 1945, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 et dans le Pacte international relatif aux droits civils et politique de 1966.
A titre exemplatif, le texte des pères fondateurs de la Constitution américaine dit, je cite : « nous tenons ces vérités pour évidentes par elles mêmes, que tous les hommes naissent égaux, que le Créateur les a doté de certains droits inaliénables, parmi lesquels la vie, la liberté et la recherche du bonheur »…
Que les gouvernements sont constitués non pas pour créer ces droits mais pour les assurer et les garantir puisqu’ils sont liés à la personne même de l’être humain. Ils sont ontologiques.

L’article premier de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen déclare que : « les hommes naissent et demeurent libres en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ».
Le préambule de la Charte des Nations Unies s’ouvre par ces mots : « Nous, peuples des Nations Unies ».Ce « Nous » comprend les congolais.
La Charte elle-même s’articule autour de deux piliers : « l’égalité des droits des peuples et les droits des peuples à disposer d’eux-mêmes », c'est-à-dire le droit à l’auto détermination.

Pour nous résumer à ce sujet, retenons qu’aucun des 5 principes constitutifs du noyau dur des droits de l’homme que sont les droits civils et politiques à savoir : le droit à la vie, le droit à la liberté, le droit de résister à l’oppression, le droit à la sûreté de sa personne et le droit de propriété n’est exercé par les congolais depuis 1965.
Le seul droit qu’ils sont en mesure d’exercer aujourd’hui pour arracher leur liberté et leur dignité consiste dans le droit de résister à l’oppression. Et le message délivré par Monsieur Etienne Tshisekedi a consisté à rappeler au peuple congolais qu’il est souverain chez lui, qu’il lui revient de poser les actes qui lui paraissent indispensables pour résister et au besoin se débarrasser de l’oppression qu’il subit depuis plusieurs années.
Que personne n’a plus le droit de les persécuter sur ses terres.

Par ailleurs, nous mettons les peuples civilisés d’Occident en face de leurs propres valeurs et principes et demandons à leurs dirigeants légitimes de se conformer aux Accords et Traités internationaux auxquels ils ont librement souscrits, notamment de reconnaître que le peuple congolais dispose du droit d’élire librement le dirigeant qu’il veut le 28 novembre prochain.
Nous savons que, si ce choix est réellement libre et démocratique, la personne concernée est sans conteste Monsieur Etienne Tshisekedi. Ainsi nous est il permis de faire un rêve similaire à celui de l’illustre pasteur de Memphis en 1963 ; le rêve que les enfants du Congo souverain de demain et les enfants du monde entier construiront ensemble le Congo de la troisième république avec le concours de tous les hommes de bonne volonté.

Que l’accession de Monsieur Etienne Tshisekedi et de l’UDPS au pouvoitr ne constitue pas une rupture mais une main tendue vers la Communauté internationale pour serrer ensemble la ceinture invisible de fraternité qui relie les hommes du monde entier, les uns les autres vers un destin commun de bonheur et de prospérité.

Sans transcendance ni dépassement de soi de forces positives internationales, aucune solution politique pacifique et satisfaisante n’est possible pour le Congo Kinshasa.

J’ai dit et je vous remercie

Fait à Bruxelles, le 17 novembre 2011

Pierre Adolphe MBUYI K. MUDINGILA
Représentant
Mbuyi K. Mudingila
Représentant de l'UDPS-BENELUX

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